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Les statuts de l’ordre cistercien (1134)

Posté par sourcesmedievales le 5 avril 2008

concile.jpg« Dans la Charte de Charité, il est entre autre contenu qu’une fois chaque année tous les abbés des monastères qui, par la grâce de Dieu, sont répartis dans les diverses provinces, doivent se réunir en l’église de Cîteaux, et qu’ils y doivent délibérer avec le plus grand soin de l’observation de la sainte règle et de l’organisation de toute leur vie, et du maintien d’une indissoluble paix entre eux […]. C’est pour cette raison, donc, qu’assemblés dans le lieu susdit, ils ont établi ces chapitres et ils ont décidé qu’ils devaient être tenu par l’ensemble de la fraternité de nos congrégations.

Aucun de nos monastères ne doit être construit dans les cités, les châteaux, les villes, mais dans des lieux à l’écart de la fréquentation des hommes. Pour qu’il ne cesse d’exister entre les abbayes une indissoluble unité, il est établi en premier lieu que la Règle de saint Benoît sera connue de tous de la même façon et observée de la même façon, ainsi devra-t-on trouver les mêmes livres, autant du moins qu’ils sont utiles à l’office divin, la même nourriture, le même vêtement, les mêmes règles de vie enfin pour tous.

Un vêtement simple et de matière fruste, sans fourrure, chemise de lin, estamine, tel enfin que le décrit la règle. La nourriture des moines de notre Ordre doit provenir du travail manuel, de la culture des terres, de l’élevage du bétail ; il nous est donc permis de posséder à notre usage propre des eaux, des forêts, des vignes, des prés, des terres éloignées de l’habitation des hommes du siècle, et des animaux, sauf ceux qui ont coutume de provoquer la curiosité et d’être un objet de vanité plus que d’être utiles, tels les cerfs, et d’autres du même genre. Pour pratiquer ces travaux des champs et cet élevage et en conserver les fruits, nous pouvons avoir des granges, soit près, soit loin, pas au-delà cependant d’une journée de marche, gardées par les convers.

C’est par les convers que sont accomplis les travaux dans les granges, et par des mercenaires que nous prenons, comme les convers, avec la permission des évêques, en tant qu’aides nécessaires et sous notre sollicitude comme des moines, et à l’égal des moines, ils sont nos frères et partagent nos biens tant spirituels que temporels.

Notre institution et notre Ordre excluent les églises, les autels, les sépultures, les dîmes du labour ou de l’élevage d’autrui, les villages, les vilains, le cens des terres, les revenus des fours et des moulins, et les autres choses semblables contraires à la pauvreté monastique. Les granges de diverses abbayes doivent être distantes d’au moins deux lieues. »

Statuta capitulorum generalium Ordinis cisterciensis, 1, éd. Canivez, Louvain, 1933, p. 12-32 ; trad. , J. Calmette, Ch. HIigounet, Textes et Documents d’Histoire du Moyen Age, Paris, 1953, p. 112-113.

 

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