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L’arrivée des Normands en Italie du Sud (1001)

Posté par sourcesmedievales le 27 septembre 2008

xie.jpg« La septième année du règne de cet abbé les Normands, sous le commandement de Mélès commencèrent à soumettre l’Apulie. De quelle manière et à quelle occasion, les Normands commencèrent à venir dans cette région, qui et d’où était ce Mélès pour quel motif il s’attacha à ces mêmes Normands, il paraît opportun de le relater. Environ seize ans auparavant, des Normands, en habit de pèlerin, abordèrent à Salerne, retour de Jérusalem. Ils étaient quarante, de stature élevée, beaux, supérieurement entraînés aux armes. Ils trouvent Salerne assiégée par les Sarrasins. Leurs âmes s’enflamment à ce signe divin. Au prince Guaimar qui régnait alors sur Salerne, ils demandent des chevaux et des armes. Ils tombent à l’improviste sur ces gens-là, capturent plusieurs d’entre eux, mettent les autres en fuite, obtiennent, Dieu aidant, une victoire stupéfiante. Tous les portent en triomphe, le prince les honore des dons les plus magnifiques, on multiplie prières et invitations : ils doivent rester. Mais eus assurent que leur amour de Dieu et de la foi chrétienne est le seul motif de cette intervention ; ils refusent les dons, affirment ne pouvoir rester. Ce que voyant le prince, ayant pris conseil des siens, fait partir avec ces Normands des messagers pour la Normandie : comme un autre Narsés, il leur fait porter là-bas des cédrats des amandes, des noix dorées, des habits impériaux, ainsi que, pour les chevaux, des harnachements décorés d’or fin ; plus qu’il ne les invitait, il les entraînait à passer » dans une contrée produisant de telles merveilles. Dans ces régions cependant, l’opposition violente qui séparait deus barons, Gilbert, dit aussi Buatère, et Guillaume surnommé Riposteal, finit par aboutir au meurtre, qui fit scandale, de Guillaume par Gilbert. À cette nouvelle, Robert, le comte de cette région, fut profondément irrité, et menaça Gilbert de mort. Gilbert, soucieux d’éviter, en les devançant, les effets de la colère de son seigneur, prit avec lui ses quatre frères Rainulf, Asdettin, Osmond et Raoul, et quelques autres compagnons ; sans rien d’autre que leurs chevaux et leurs armes, ils rejoignent les messagers envoyés par nous et s’échappent. Ils arrivent enfin à Capoue où à cette époque, le susdit Mélés résidait avec Pandolphe, le prince. »

Édition : Leo Marsicanus, Chronique du monastère du Mont-Cassin, dans M.G.H. Scriptores, t.VII, Hanovre, 1846, pp. 65I-652.
Traduction : C. La Roncière, R. Delort et M. Rouche, L’Europe au Moyen Age, tome II (fin IXe – fin XIIIe siècle), Paris, Armand Colin, 1969, p. 56-57.

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Les Sarrasins en Italie méridionale (841-846)

Posté par sourcesmedievales le 13 avril 2008

ve.jpg« Si tu veux savoir, lecteur à venir, pour quelle raison les Sarrasins ont dominé le territoire de Bénévent, sache que telle fut l’occasion. Une fois Sicard, prince de Bénévent, tué par les siens, le chambrier palatin Radelchis lui succéda comme prince. À Tarente résidait alors le belliqueux Siconolf, fils du grand prince Sico de bonne mémoire. Sur ces entrefaites, les Capouans commirent les plus grands scandales, les notables furent tués par leurs sujets : leurs biens pillés, et ils s’offrirent en spectacle scandaleux à l’univers. Pour cette raison, ils redoutaient d’aller à Bénévent et d’obéir aux ordres de leur prince Radelchis. Ils machinèrent de nouvelles tromperies et allèrent trouver à Tarente Siconolf, le fils du susdit prince, et avec leurs alliés, leurs semblables pour ce qui était des scandales, ils se mirent sous le principat de Siconolf. Peu après, celui-ci entra dans Salerne et la plus grande part du territoire de Bénévent rallia son camp. Le prince Radelchis s’enflamma de haine contre lui et s’efforça de le chasser de ses terres. De ce long combat, des mauvaises actions commises de part et d’autre, aucun récit ne peut supporter l’étendue, aucun savant ne peut expliquer le sens, personne ne peut donner la description. En ce temps, le susdit prince Radelchis, par l’entremise de Pando, gastald de Bari, invita les sarrasins d’outre-mer à lui porter secours ; ceux-ci, longtemps demeurés dans les environs de Ban, s’emparèrent en pleine nuit, comme ils ont habitude de faire, de la dite ville, que l’on appelle en grec barèn, ce qui veut dire main lourde ou vigoureuse. Un nom qu’elle s’est jadis méritée à cause de la lourdeur de ses méchants crimes ou de la vigueur des dévastations sarrasines, par lesquelles elle ne s’est que trop déchaînée contre nous. Le premier roi de cette troupe inique s’appelait Kalfons ; couverts de vêtements et de chausses, ils n’étaient pas même protégés d’une armure et n’avaient en main que des roseaux. C’est avec eux que Radelchis dévasta toute la principauté de Siconolf et réduisit en cendres toute la vieille Capoue ; depuis tout ne fait qu’empirer. En ce temps, ils se livrèrent bataille à Canne.
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