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Lettre de Charlemagne au roi de Mercie, Offa (796)

Posté par sourcesmedievales le 4 juillet 2008

ve.jpg« Charles, par la grâce de Dieu, roi des Francs et des Lombards, patrice des Romains, à Offa, roi de Mercie, homme vénérable et son frère très cher, salut de prospérité présente et de béatitude éternelle dans le Christ.
C’est une habitude très profitable entre personnes de dignité royale, ou de condition élevée dans le siècle, de conserver dans l’unanimité de la paix, par un sentiment intime du cœur, la concorde de la sainte charité et les droits de l’amitié. Et si nous ordonnons, par un précepte seigneurial, de défaire les nœuds de l’inimitié, combien est-il aussi important de se soucier de nouer les liens de la charité. Aussi, frère très cher, nous souvenant d’un ancien accord entre nous, nous nous sommes attachés à envoyer à votre révérence cette lettre, pour que ce traité, confirmé par la racine de la foi, fleurisse dans le fruit de la charité.
Ayant relu les lettres de votre fraternité, qui nous ont été apportées à diverses reprises par vos messagers, nous nous efforcerons de répondre aux suggestions exprimées par votre autorité avec à propos. Mais nous rendons d’abord grâce à Dieu tout puissant de la sincérité de la foi catholique qui transparaît de façon louable dans vos lettres : nous reconnaissons en vous non seulement le protecteur très puissant de la patrie terrestre, mais encore le défenseur très pieux de la sainte foi.

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Charlemagne à Jérusalem : le mythe (ca 800) 3/6

Posté par sourcesmedievales le 12 avril 2008

ve.jpgSelon le Promptuarium de Jean Herolt (début XVe siècle)

« 28 janvier. À Aix-la-Chapelle, [mort du] très saint empereur Charles. Pour la grandeur de ses œuvres, il a été surnommé le Grand. Cet heureux prince, avec l’aide du Seigneur, a occis en Espagne trente mille des païens qui avaient franchi les monts Pyrénées. Il imposa la foi aux Saxons, qu’il combattit fermement trente-trois ans et qui, en reniant les accords de paix, étaient retournés à la vomissure du paganisme. Il anéantit totalement les Huns, qui avaient grandement dépouillé l’Église, et de leurs riches dépouilles dota toute son armée qui avant et jusqu’alors avait été dans le besoin. Tous les rois d’Espagne l’appelaient « seigneur » dans leurs lettres. De même, le sultan des Sarrasins, qui possédait tout l’Orient, portait tant de dilection à ce prince que, par amour et révérence de lui, il abandonna volontiers le Sépulcre du Seigneur aux Chrétiens ; lesquels il gouverna avec amour, où qu’ils fussent sous sa domination. Cet heureux et très pieux athlète passa en Terre Sainte avec son armée pour soutenir les fidèles, auxquels il assura la paix, par les traités et par les armes. Comme il s’y trouvait, l’ange du Seigneur lui apporta le saint prépuce du Seigneur ; le recevant comme un très haut présent, il le déposa avec joie à Aix. L’empereur des Grecs lui donna un rameau de la Sainte couronne du Seigneur, qui se mit à fleurir en présence des deux empereurs et des autres participants […]. Il concéda aux princes allemands le droit d’élire l’empereur romain. »

Éd. et commentaire par R. Folz, Étude sur le culte liturgique, Paris, 1990, p. 132-133.

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