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Une association entre maîtres d’école en Ligurie (1396) 1/2

Posté par sourcesmedievales le 23 août 2008

xive.jpgDocument proposé par Clément Lenoble (ater, université du Maine)

1- Convention entre maître Lodoviso Calvo da Voghera et maître Verono di Casale, 18 mai 1396

« Au nom du Christ amen. Maître Verono d’une part et maître Lodoviso Calvo d’autre part spontanément et de certaine science et non par erreur de droit ont confessé et publiquement reconnu être parvenus l’un avec l’autre à la composition, au pacte et à l’association ci-après pour une durée de trois ans à partir de 1397. Ils renoncent etc.

A savoir que lesdits contractants conviennent ensemble et en même temps qu’ils doivent engager un maître pour faire l’école dans le village de Cornigliano. A ce maître ils doivent assurer les dépenses nécessaires en proportion ; le salaire et les émoluments qu’il recevra des élèves qui vont ou iront à l’école de Cornigliano doivent être divisés à égalité entre maître Verono et maître Lodovisio.
Item parce que maître Verono et maître Lovisio ont d’autres élèves habitant dans ledit lieu et qui en hiver se dirigent certains vers l’école de m. Verono et certains autres vers celle de m. Lodovisio, tous deux déclarent vouloir parvenir à composition pour que le salaire utile qui provient des élèves susdits durant l’hiver reviennent et appartiennent fermement aux deux maîtres, à savoir que m. Verono ait fermement le salaire desdits écoliers de ce village qui allaient ou vont à son école en hiver c’est-à-dire des calendes de novembre au ler avril, et, inversement, que m. Lodovisio ait ferment le salaire des élèves de ce village qui vont ou iront à son école en hiver. Les rétributions des élèves supplémentaires de ce village voulant aller à l’école de m. Verono et m. Lodisio tant en été qu’en hiver seront divisées également entre eux et les contractants se promettent mutuellement d’agir ainsi Item ils se promettent l’un l’autre de se donner aide et conseil pour l’utilité et la commodité de cette société ; ils feront de même avec le maître (salarié). Sous peine de 50 livres d’amende.
Fait à Gênes dans le palais communal, dans la salle du podestat, année du Seigneur 1396, indiction 111 selon le mode génois, le 18 mai, vers l’heure de Vêpres, en présence des témoins Francisco Magnano de Pavie cardeur, Ambrosino de Abatia, d’Azzo, Nicola Macia appelés pour cela. »

Archive d’État de Gênes, Actes notariaux, notaire Cristoforo Revellino. G. Gorrini, éd., « L’istruzione elementare in Genova e Liguria durante il Medioevo », in Giornale storico e letterario della Liguria, 8, 1932, p. 86-87, traduction du latin par P. Gilli.

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Tourette-sur-Loup dans l’enquête de 1471

Posté par sourcesmedievales le 29 juillet 2008

xvesiecle1.jpgDocument proposé par Clément Lenoble (ater, université du Maine)

« Ce jour [24 mai 1471] comparurent Paul Gaynati et Honorat Ysnardi, sindics, devant les dits seigneurs, dans la maison sus-dite de l’évêque de Vence, qui, après avoir prêté serment et sous la peine de 25 marcs d’argent etc …
Noms des personnes faisant feu: premièrement Foulques Ysnardi, Sparrone Gauffridi, Antoine Albanelli, Urbain Gaufridi, Paul Gaufridi, Antoine Ysnardi, Leonart Saquerii, Paul Ysnardi, Jean Morllan, Antoine Gaufridi, Urbain Merle, François Carle, Jean Gaufridi, Paul Gaynart, Honorat Ysnardi, Pierre Doheti, Jean Mercurini, Antoine Gaufridi, Foulques Gilli, Grégoire Curelli, Grégoire bermundi, Jacques Malet, Laurent Albaresta, Jean Agardi, Etienne Boyssoni, Foulques Boyssoni, Antoine Gaufridi, Grégoire Alberti.
Il y a 27 maisons d’habitation.
Ensuite, ayant calculé l’allivrement d’après un baton et des entailles qu’ils montrèrent, ils trouvèrent 190 livres 1 quart à la valeur de 8 florins par livre, ce qui fait pour tous les biens immobiliers, après les déductions, 1. 054 florins.
Bétail: 28 trenteniers d’“aver menut”, 16 bœufs de labour, 1 cheval de bât, 1 âne, 20 vaches, faisant au total 875 livres selon l’estimation qui’il avait été ordonné de faire.
Total: 1.929 florins.
Interrogés pour savoir si l’allivrement qu’ils avaient montré avait été fait légalement, ils répondirent que oui.
Ils dirent qu’ils allivraient plus qu’à la valeur.
Au sujet de l’information sur le territoire, ils dirent qu’ils avaient peu de profits avec les labours et les vignes, que les pâturages avaient peu de valeur à cause des seigneurs qui y mettaient leur bétail. Qu’ils n’avaient pas d’usage dans les territoires étrangers, comme ils dirent. Qu’ils n’avaient rien en commun et qu’ils étaient obligés d’aller au moulin au lieu d’Albarno ou de Saint-Jeannet distant d’une lieue.
Ils dirent qu’ils versaient la dîme des blés au treizième, des agneaux et du vin au vingtième, et un gros par florin. Quant aux charges etc, ils dirent qu’ils donnaient 11 florins, 8 gros et 10 deniers chaque année à Pâques au seigneur du lieu pour une certaine albergue. De même ils en donnaient autant à la Saint-Michel pour une autre albergue. De même ils donnaient en menus services 10 florins. »

Archives Départementales des Bouches-du-Rhône, B 200, f°398 verso, éd. dans le mémoire de maîtrise présenté par Thérèse Chappé, Nice 1972, Transcription et étude de l’affouagement de la viguerie de Grasse et de la baillie de Saint-Paul-de-Vence en 1471. Traduction M. Zerner.

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