• Accueil
  • > Recherche : jean venette

Résultats de votre recherche

La peste selon Jean de Venette (1348-1350)

Posté par sourcesmedievales le 1 juin 2008

xive.jpg« L’an du Seigneur 1348, le peuple de France et pour ainsi dire du monde entier fut frappé par une autre calamité que la guerre. En effet à la famine et à la guerre qui existaient déjà vinrent s’ajouter dans les diverses parties du monde les épidémies et les tribulations. Cette année-là, 1348, au mois d’août, on vit au-dessus de Paris une étoile, dans la direction de l’Ouest, très grande et très claire, après l’heure de vêpres, et alors que le soleil n’était pas encore couché… La nuit venant, cette grosse étoile éclata en rayons qu’elle projeta sur Paris et vers l’Orient, avant de se désintégrer totalement… II est possible que ce fût le présage de la pestilence qui allait venir, pestilence qui tôt après s’ensuivit, à Paris et par toute la France.
Lire la suite… »

Publié dans Non classé | 1 Commentaire »

La Jacquerie, révolte paysanne d’après Jean de Venette (1358)

Posté par sourcesmedievales le 8 avril 2008

xive.jpg« En ce temps-là, les nobles tournant en dérision les paysans et les humbles, les désignaient par le terme de Jacques Bonhomme. Aussi ceux qui, en cette année, se comportèrent dans la guerre de manière des campagnards, raillés et méprisés par les autres, prirent ce surnom de Jacques Bonhomme et perdirent l’appellation de paysans : c’est sous ce nom que les travailleurs de la terre furent désignés par la suite, tant en France qu’en Angleterre. Mais, ô douleur ! beaucoup de ceux qui à ce moment en plaisantaient en furent victimes par la suite. En effet, beaucoup périrent plus tard misérablement de la main des paysans, tandis qu’un grand nombre de paysans furent massacrés par quelques nobles et virent en représailles leurs villages livrés aux flammes […]. Et une autre détresse persista : il en alla de même autour de Paris. En effet, aucun noble n’osait se montrer hors des châteaux forts ; car si les paysans l’avaient aperçu ou qu’il fût tombé entre leurs mains, ou bien il aurait été massacré, ou bien il n’en aurait échappé que fort malmené. Les paysans prirent tant de force qu’on pouvait les estimer à plus de cinq mille, recherchant les nobles et désireux de les supprimer avec leurs femmes et leurs enfants. Mais cette entreprise monstrueuse ne dura pas longtemps ; elle cessa de soi-même, ce n’est pas Dieu qui y mit fin […]. Car, ceux qui au départ s’étaient lancés dans cette affaire par amour de la justice, et parce que leurs seigneurs, loin de les défendre, les opprimaient, descendirent à des actes vils et abominables ; à ce que l’on rapporte, ils se livraient à des violences contre les nobles dames, massacraient les petits enfants nobles innocents, volaient les richesses, et s’habillaient, ainsi que leurs paysannes de femmes, avec trop de soin. Ainsi ces mauvaises actions ne pouvaient se perpétuer longtemps. Ce n’était pas décent. Les chevaliers les nobles refaisant leurs forces et désirant se venger s’unirent fortement et parcourant les campagnes boutèrent le feu à la plupart des domaines ; ils égorgèrent misérablement les paysans, les traîtres comme les autres, dans leurs demeures ou occupés à travailler les vignes ou les champs […].

Lire la suite… »

Publié dans Non classé | Pas de Commentaires »

12
 

lesjournalistes |
Carnet de voyage |
Espace d'un enseignant-appr... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | luna la lunatique dans la lune
| maman89
| *~~ Lili ~~*