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La révolte des Zélotes à Thessalonique (1350)

Posté par sourcesmedievales le 14 mai 2008

byzance.jpgÀ Thessalonique, tandis que le protostratôr Théodore Synadenosj […] se demandait ouvertement à quel empereur il allait se rallier, quelque chose se produisit d’encore plus répréhensible. Il toléra ceux qu’on appelle les Zélotes, qui choisirent de se battre pour le compte de l’empereur Paléologue contre l’empereur Cantacuzène et dont le nombre augmentait progressivement. Il fit cela de peur de paraître ouvertement favorable au parti de l’empereur Cantacuzène […]. De plus, l’importante garnison de Thessalonique, mais aussi les citoyens les plus puissants, avaient choisi le parti de Cantacuzène, citoyens dont il croyait fermement qu’ils viendraient à bout des Zélotes dès qu’ils le voudraient.

Les Zélotes, profitant de la négligence du protostratôr, virent leur nombre s’accroître et excitèrent le peuple contre les puissants. […] Ils fomentèrent une révolte et levèrent dans la ville un millier de personnes. Une petite foule se forma, résultat de l’échauffourée dans laquelle quelques membres de la maison du protostatôr furent blessés ; ils capturèrent aussi quelques puissants qui n’étaient pas parvenus à s’échapper avec les autres au début de l’attaque. Quand les Zélotes eurent pris le contrôle de la ville, ils se précipitèrent sur les maisons des fugitifs, qu’ils rasèrent ; ils se saisirent des biens et firent ce que font les hommes mus par la pauvreté, poussés à une violence incontrôlée par le spectacle d’une excessive richesse […].

Durant deux ou trois jours, Thessalonique fut dévastée comme par des soldats ennemis, et tout y fut fait comme dans une cité conquise […]. Les Zélotes qui, de misérables et du statut le plus bas, se retrouvaient d’un coup riches et arrogants, s’emparèrent de tout ; ils amenèrent la classe moyenne à se joindre à eux ou bien en forcèrent les membres [...], à les accepter. Et les Zélotes condamnaient la sagesse et la mesure comme étant du « cantacuzénisme ». »

Cantacuzène, Histoires, éd. J. Becker, Bonn, 1831, I, p. 233-235.

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La ville d’Alexandrie d’Egypte, par Guillaume de Tyr

Posté par sourcesmedievales le 2 mai 2008

byzance.jpg« De la noblesse de la cité d’Alixandre.
Alixandre est la darreniere citez de toute Egypte envers soleil couchant et regarde vers la terre de Libe. De l’une part de la cité sont les terres gaaignables bonnes et plenteives; de l’autre part n’a se deserz non qui sont Si ars de la chaleur du souleil que riens n’i puet croistre. Si come les anciennes estoires dient, li granz Alixandres, qui fu filz le roi de Macedoine, fonda cele cité et l’apela einsi de son nom. Elle siet auques près de la bouche du Nil et seut estre apelée ancienement Canopicon; mès elle a ore non comunement Ressith. Li fluns est bien Ioinz de la ville V. miles ou VI.; neque dent, quant il est Si parcréuz que les rives sont bien pleines, unz granz ruz en cort parmi la ville. Les genz ont apareilliées leur cisternes larges et netes qui sontfetes à ce qu’ils reçoivent tant de cele eaue com il leur en covient atout l’an. Conduiz meismes i a-il, fez par desouz terre, par que li ruissel du flun s’en vienent par les jardins qui sont hors de la cité, et les arosent; Si qu’il i croist assez herbes et fruit.

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