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La prise du château de Montaigu de Thomas de Marle (1103)

Posté par sourcesmedievales le 5 avril 2008

concile.jpg« Le château appelé Montaigu, place très forte, sise dans le pays de Laon, était échu par le hasard d’un mariage à Thomas de Marle, un scélérat, ennemi de Dieu et des hommes. Son insupportable rage, pareille à celle d’un loup cruel, se trouvait accrue par l’audace qu’entretenait en lui la force d’un château inexpugnable. Dans le pays, de tous côtés, tout le monde le redoutait et avait horreur de lui ; il n’était pas jusqu’à celui qu’on appelait son père, Enguerrand de Boves, un homme vénérable et honorable, qui, plus que tout autre, ne fît les plus grands efforts pour le jeter hors de son château à cause de sa factieuse tyrannie.
Ils se concertèrent, à savoir ledit Enguerrand et Ebles de Roucy, avec tous ceux qu’ils purent gagner à leur cause, pour bloquer le château de Thomas et lui dedans, pour l’envelopper d’une ceinture de pieux et de fascines, le forcer à la capitulation en l’exposant au danger de mourir de faim avec le temps, bouleverser, si c’était possible, le château et le condamner, lui Thomas, à la prison perpétuelle. À cette vue, profitant de ce que, quoique les bastilles fussent déjà solidement faites, le cercle des retranchements n’était pas encore clos de l’une à l’autre, le coquin sortit de nuit furtivement, alla en hâte trouver le jeune et renommé prince, corrompit son entourage par des présents et des promesses et, très vite obtint son aide sous la forme d’un renfort de chevaliers. À l’âge qu’il avait, avec son tempérament, le prince était facile à fléchir ; il assemble un ost de sept cents chevaliers et s’empresse de se rendre dans ces parages.
Comme il approchait du château de Montaigu, les barons, qui s’étaient postés tout autour de la place, lui dépêchèrent des messagers pour le supplier, comme leur seigneur désigné, de ne pas leur infliger l’affront de leur faire lever le siège ; ils lui demandaient de ne pas perdre, pour soutenir un scélérat, le service de tant de gens, déclarant, non sans vérité, que, si ce coquin demeurait en sûreté, ce serait un malheur plus désastreux pour lui que pour eux-mêmes. Cependant, ni caresses ni menaces ne parvenaient à le détourner de son dessein. Dans la crainte de porter les armes contre leur seigneur désigné, mais aussi avec le ferme propos de recommencer la guerre et le siège après son départ, ils se retirèrent et le laissèrent à contrecœur faire ce qu’il voulait.
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Stratèges et thèmes d’après Léon VI (886-912)

Posté par sourcesmedievales le 4 avril 2008

byzance.jpg« Sur le stratège :
1. Le stratège est celui qui, dans son thème, a le plus haut pouvoir après l’Empereur.
2. Le stratège est le chef suprême du thème militaire ; il est nommé par l’Empereur ; ses subalternes sont les uns choisis par lui et nommés par l’Empereur, les autres choisi et nommés par lui.
3. Du stratège dépend tout le gouvernement de la province : l’administration civile, militaire et fiscale.
4. Le devoir du stratège est d’accroître son thème, de le défendre contre l’ennemi, d’y maintenir l’ordre et d’empêcher les soulèvements. De même, il doit en cas de guerre humilier les ennemis et se garder de subir de leur part ce qu’il doit leur infliger.

Sur l’armée et les subdivisons des thèmes :

1. Tu dois [stratège] choisir tes soldats dans toute la circonscription : ni trop jeunes, ni trop vieux, vaillants, en bonne santé et aisés ; ceci afin que les soldats enrôlés et exerçant leur service aient chez eux des personnes qui s’occupent de l’exploitation de leur terre et qui leur fournissent le nécessaire pour l’équipement militaire : en effet, les maisons des militaires sont libres, c’est-à-dire exemptées de tout autre service public […].

2. Le chef suprême du thème est le stratège ; viennent ensuite les mérarques, les tourmarques et ensuite les drongaires et les comtes, c’est-à-dire les chefs de bandes […]. Ainsi, le stratège est le chef de l’armée […]. Il est dans le thème le lieutenant de l’Empereur […].

3. Dans le thème, il y a encore le prôtonotaire du thème, le chartulaire et le praitôr, c’est-à-dire le juge [Kritès] : le premier est le chef de l’administration civile ; le second s’occupe des rôles militaires et le troisième de la justice ; en ce qui concerne certains aspects de leur juridiction, ils dépendent du stratège, mais en ce qui concerne des aspects particuliers de leur service, ils sont tenus de rendre compte directement à notre majesté impériale, afin que, par leur intermédiaire, nous apprenions mieux l’état de l’administration civile et militaire. »

Léon VI, Taktika, Patrologie grecque, vol. CVII, col. 672.

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