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La vie quotidienne de Charles V d’après Christine de Pizan (1404) 4/4

Posté par sourcesmedievales le 25 mai 2008

xive.jpgLivre III, LXXI : Où l’on évoque les derniers instants du roi Charles V Le Sage, et sa bonne mort.

 

« Dans la seconde moitié du mois de septembre de l’année 1380, le roi Charles V se rendit en son hôtel de Beauté-sur-Marne. Ce fut là que, au bout de quelques jours, se déclara la maladie qui devait l’emporter rapidement. Je ne raconterai pas ici les moindres détails de l’évolution de cette maladie : j’insisterai plutôt, pour demeurer fidèle à mon projet, sur sa foi, sa dévotion, sa constance, son bon jugement, afin de perpétuer pour les générations futures les qualités de ce grand roi. Étant de constitution très fragile, il était incapable de supporter longuement le poids d’une telle maladie. En peu de temps son état empira de façon étonnante, et il comprit avec lucidité -car il resta maître de ses facultés jusqu’à la mort- que de telles souffrances lui annonçaient que son heure était bientôt venue. Il résolut alors de prendre ses dernières dispositions et de veiller au salut de son âme. Il avait certes l’habitude de se confesser chaque semaine et de faire tous les soirs sone examen de conscience avec son confesseur qui l’accompagnait à tout moment, mais en cette circonstance, pour se délivrer du moindre manquement, il se confessa pieusement à maintes reprises, en versant des larmes de repentir et de contrition. Sentant donc sa fin prochaine, il voulut recevoir la Sainte Hostie, ce qu’il fit après avoir entendu plusieurs fois la messe.

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L’avance turque et la croisade : Nicopolis (1396)

Posté par sourcesmedievales le 24 mai 2008

xive.jpg« Quand le roi de Hongrie avec son ost fut arrivé devant la ville de Nicopoli, il se logea en bel ordre et aussitôt fit commencer deux grandes mines par-dessous terre, lesquelles furent faites et menées jusqu’à la muraille de la ville, si larges que trois hommes d’armes pouvaient combattre tout d’un front. Ainsi demeura-t-il à ce siège bien quinze jours. Sur ces entrefaites, me semble, les Turcs ne musèrent pas mais firent très grand préparatif pour courir sus au roi de Hongrie ; mais ce fut en un tel secret que le roi n’en sut jamais rien, et je ne sais s’il y eut trahison chez ses espions ou comment il en alla : car quoiqu’il eût établi assez de gens pour se bien garder des desseins des Sarrasins, on n’en avait entendu nouvelles jusqu’au quinzième jour de ce siège, aussi ne se gardait-on nullement d’eux. Quand vint le seizième jour, à l’heure du déjeuner, des messagers arrivèrent au roi à bride abattue, qui annoncèrent que Bajazet avec ses Turcs était là, avec une armée d’un nombre merveilleux, si près de là que le roi aurait à peine le temps d’armer son ost et d’ordonner ses batailles […].

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