La vocation de Saint-François (1208-1209)

Posté par sourcesmedievales le 6 avril 2008

concile.jpg« Une fois réparée l’église dont on a parlé plus haut, le Saint de Dieu, qui avait changé sa manière de se vêtir, se transporta dans un autre endroit proche de la ville d’Assise. Une église s’y trouvait, ruinée, et presque entièrement détruite. Il se mit à la reconstruire et ne se détourna pas de cette excellente initiative avant de l’avoir entièrement menée à terme. De là, il se transporta dans un autre endroit appelé la Portioncule ; une église s’y trouvait depuis fort longtemps, construite en l’honneur de la Bienheureuse Vierge Mère de Dieu, mais désormais abandonnée et négligée par tous. Quand le Saint de Dieu la vit ainsi tout en ruines, ému de pitié, il en fit sa demeure permanente. Et c’est alors qu’il réparait ladite église que s’écoula la troisième année après sa conversion. Il s’habillait à l’époque à peu près comme un ermite ; il était ceint d’une courroie de cuir et c’est un bâton à la main et chaussures aux pieds qu’il se déplaçait.
Un jour que, dans ladite église, on lisait l’Évangile exposant comment le Seigneur envoya prêcher ses disciples, le Saint de Dieu, présent à cette lecture et qui avait compris en gros les paroles évangéliques, une fois la messe célébrée, supplia le prêtre de lui expliquer l’Évangile Quand tout lui eut été exposé point par point, Saint-François, entendant que les disciples du Christ étaient tenus de ne posséder ni or, ni argent, ni monnaie ; de n’emporter en chemin ni bourse, ni besace, ni pain, ni bâton ; de n’avoir ni chaussures, ni tunique de rechange, mais bien de prêcher le royaume de Dieu et la Pénitence, s’écria tout exultant dans l’Esprit de Dieu : « Voilà ce que je veux, voilà ce que je cherche, voilà ce que, de toutes les fibres de mon cœur, je brûle de faire. »

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Les Vaudois dans la région de Valence (ca 1235)

Posté par sourcesmedievales le 6 avril 2008

concile.jpgLes Vaudois dans la région de Valence (ca 1235) d’après Étienne de Bourbon

« À l’époque où je prêchais dans la ville de Valence (en l’année 1235), ne connaissant point encore à fond l’hérésie des Vaudois, attendu que je n’exerçai que quelque temps après les fonctions d’inquisiteur, un Catholique me raconta qu’il avait entendu des maîtres de l’erreur commenter ainsi ce texte de la Genèse : « Dieu forma l’homme du limon de la terre et lui inspira un souffle de vie ». Dieu, disaient-ils, façonna, avec de l’argile molle, une certaine forme humaine, comme font les enfants, et la plaça ensuite au soleil pour la faire sécher. Or il arriva, étant complètement desséchée, que toutes les rides ou fentes produites par l’action des rayons solaires, se remplirent de sang et devinrent des veines. En dernier lieu, il souffla sur la face de cette statue et lui communiqua son esprit : c’est ainsi que l’homme fut fait âme vivante. Toutes les autres âmes proviennent de la même source et ont été communiquées de la même manière. Presque tous les Vaudois s’accordent pour dire que l’âme de tout homme juste et bon n’est autre que l’Esprit Saint lui-même, qui est Dieu et que le juste, tant qu’il demeure tel, ne peut avoir une autre âme que l’Esprit Saint, qui est Dieu. S’il pèche, l’Esprit sort et le diable prend sa place […]. Ils enseignent qu’il n’y a de peines expiatrices que dans le temps présent, et que par conséquent tous les suffrages de l’Église, comme toutes les œuvres, ne servent de rien aux défunts.

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