Extraits du testament de François d’Assise (1226)

Posté par sourcesmedievales le 6 avril 2008

concile.jpg« Le Seigneur m’accordé, à moi, frère François, de commencer ainsi à faire pénitence : lorsque je vivais dans le péché, il me semblait très pénible de voir des lépreux ; et le Seigneur me conduisit lui-même parmi eux et j’exerçai la miséricorde à leur égard. En les quittant, ce qui d’abord me semblait amer se changea pour moi en douceur de l’âme et du corps. Et après je tardai peu et quittai le monde.
[…] Le Seigneur me donna et me donne une si grande foi aux prêtres qui vivent selon la forme de la sainte Eglise romaine, à cause de leur ministère, que même s’ils me persécutaient, c’est à eux que je veux recourir. Et si j’avais autant de sagesse que Salomon et si je trouvais de pauvres prêtres séculiers, je ne veux pas prêcher contre leur volonté dans les paroisses où ils demeurent. Eux et tous les autres, je veux les craindre, les aimer et les honorer comme mes maîtres ; et je ne veux pas considérer leurs péchés, car c’est le Fils de Dieu que je vois en eux et ils sont mes maîtres […].
Et après que le Seigneur m’eut donné des frères, personne ne ma montrait ce que je devais faire ; mais le Très-Haut lui-même me révéla que je devais vivre selon le modèle du saint Évangile. Et je le fis écrire en peu de paroles et simplement, et le seigneur Pape me donna son approbation. Et ceux qui venaient embrasser cet état de vie, distribuaient aux pauvres tout ce qu’ils pouvaient posséder, et ils étaient contents d’une tunique rapiécée au dedans et au dehors, à volonté, avec le cordon et des braies. Et nous ne voulons rien avoir de plus.

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Extrait de la règle des Mineurs (1223)

Posté par sourcesmedievales le 6 avril 2008

concile.jpg« La règle de vie des frères Mineurs est la suivante : observer le saint Évangile de Notre Seigneur Jésus-Christ, en vivant dans l’obéissance, sans biens propres et en chasteté. Frère François promet obéissance et révérence au seigneur pape Honorius et à ses successeurs élus canoniquement et à l’Église romaine. Et que les autres frères soient tenus d’obéir à Frère François et à ses successeurs.
Je défends rigoureusement à tous les frères de recevoir en quelque manière que ce soit, des deniers ou de l’argent, soit par eux-mêmes, soit par personne interposée. Cependant pour ce qui concerne les besoins impérieux des malades et les vêtements des autres frères, que les ministres seulement en prennent grand soin, à l’aide d’amis spirituels, suivant les lieux, les saisons et les régions froides, comme il leur paraîtra nécessaire ; ceci toujours excepté, comme il a été dit, qu’ils ne reçoivent ni deniers ni argent.
Que les frères ne s’approprient rien, ni maison, ni lieu, ni quoi que ce soit. Et « comme des pèlerins et des étrangers » [I Pi, 2, 11] en ce monde, servant le Seigneur dans la pauvreté et l’humilité, qu’ils aillent avec confiance demander l’aumône ; et il ne faut pas qu’ils en aient honte, car le Seigneur s’est fait pauvre pour nous en ce monde. C’est là qu’est la sublimité de la très haute pauvreté qui vous a institués, vous mes très chers frères, héritiers et rois du royaume des cieux, qui vous a rendus pauvres de biens, qui vous a élevés en vertus. Qu’elle soit votre partage, elle qui conduit « à la terre des vivants » (Ps, 141, 6].

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