Extraits des constitutions dominicaines primitives (1220-1236)

Posté par sourcesmedievales le 6 avril 2008

concile.jpg« 28. Du maître des études.
Comme il faut témoigner, à l’égard des étudiants, d’une constante vigilance, qu’ils aient un frère particulier sans la permission duquel ils ne puissent rédiger leurs cahiers, ni assister aux leçons, et qui soit chargé de corriger ce qui lui paraîtra à corriger dans leur travail. S’il n’est pas de force, qu’il soumette le cas au supérieur.
Qu’ils n’étudient pas dans les ouvrages des païens ou des philosophes, même pour une brève consultation. Qu’ils ne s’instruisent pas dans les sciences séculières, pas même dans les arts dits libéraux, sauf si, à l’occasion, et pour certains étudiants, le maître de l’ordre ou le chapitre général veulent en disposer autrement. Que tous, les jeunes et les autres, ne lisent que des livres de théologie.
Nous décidons aussi que chaque province ait à pourvoir d’au moins trois livres de théologie les frères envoyés par elle aux études ; quant aux frères envoyés aux études, qu’ils s’appliquent surtout à l’étude de l’histoire, des Sentences, du texte sacré et des gloses.

29. Des dispenses à accorder aux étudiants.
Touchant les étudiants, que le supérieur prévoie des dispenses suffisantes pour éviter que l’office, ou un autre motif, n’interrompe ou ne trouble trop facilement leurs études.

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Dominique ou la prédication contre les hérétiques (1207)

Posté par sourcesmedievales le 6 avril 2008

concile.jpg« De Diegue évêque d’Osma et son compagnon saint Dominique envoyés prêcher contre les hérétiques :

Dans ces mêmes jours aussi, Dieu qui conserve des flèches choisies dans le carquois de sa providence, fit sortir d’Espagne pour cette œuvre deux athlètes de choix, le seigneur Diègue évêque d’Osma et homme pieux, et son compagnon Dominique, chanoine régulier de son église, par la suite déclaré saint. Ces deux évêques, portant la main aux tâches ardues, ayant rejoint les abbés de l’ordre de Cîteaux et autres hommes bons, commencèrent à attaquer la superstition des hérétiques qui se glorifient dans l’élévation de Satan, non dans la pompe et au milieu de la foule cavalière, mais sur le sentier pédestre, se déplaçant pieds nus, de castrum en castrum, pour se rendre aux « disputes » pour lesquelles ils avaient pris date. Un des premiers rassemblements eut lieu à Verfeil où beaucoup d’hérésiarques, à savoir Pons Jourda, Arnaud Arrufat et d’autres se rendirent. Après que beaucoup d’objections eussent été avancées de part et d’autre, ils arrivèrent à cette parole que dit le Seigneur selon Jean : « Personne n’est monté au ciel, etc ». L’évêque d’Osma demandait en effet comment ils comprenaient cette parole. L’un d’eux répondit que Jésus qui parlait, s’appelait lui-même le fils de l’homme qui est au ciel […].
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