Philippe Auguste, Jean sans Terre et la procédure royale (1202)

Posté par sourcesmedievales le 5 avril 2008

occident.jpg« Misérable et ne sachant prévoir l’avenir, le roi Jean, par un secret jugement du ciel, se faisait toujours des ennemis de ses propres amis, et rassemblait lui-même les verges dont il devait être battu. Il enleva donc la femme du comte Hugues le Brun, qui gouvernait sagement la Marche, et, au mépris de son mari et de Dieu, il s’unit à elle. Elle avait pour père le comte d’Angoulême et sa mère se réjouissait d’avoir pour cousin germain le roi Philippe, car elle était fille de Pierre de Courtenay, que le roi Louis le Gros avait eu pour fils après la naissance de Louis. Après cela le roi Jean assiégea le noble château de Driencourt, et l’enleva frauduleusement à son seigneur. Ces deux comtes étaient alors dans un pays éloigné, faisant la guerre par les ordres du roi.

Aussitôt que la renommée les eut informés de leurs malheurs et des graves insultes qu’ils recevaient ainsi publiquement, chacun d’eux se rendit en hâte auprès du roi des Français, et lui demandèrent de leur faire rendre justice. Alors le roi, afin d’observer les règles de la justice, avertit d’abord et exhorta Jean, par des écrits et des missives, de faire réparation pour ce fait à ses barons, sans aucune contestation, et à réprimer dans son cœur ces premiers mouvements par lesquels il en viendrait à se priver de l’affection de ses barons.

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Accord sur l’église de Marnes-La-Coquette (1200)

Posté par sourcesmedievales le 5 avril 2008

concile.jpg« Simon, doyen du chapitre de Saint-Cloud, à tous ceux qui verront les présentes lettres, salut dans le Seigneur. Nous faisons savoir que, comme notre vénérable père et seigneur l’évêque de Paris Eudes a fait défricher [extirpari] sa forêt de Marnes, et là, a fait édifier une nouvelle église, y a institué un prêtre sans nous et lui a assigné une part de la dîme, nous avons commencé à revendiquer notre droit tant sur l’église que sur la dîme en disant que tant l’église que la dîme se trouvant sur notre paroisse [parrochia], cette église elle-même devait appartenir à notre donation et la dite dîme être dévolue selon notre droit de décime. Cependant, voulant conserver la paix et la grâce entre nous et notre église et l’évêque, à l’unanimité nous avons fait un compromis sur tout ceci avec l’évêque et lui avons promis d’être ses serviteurs de bonne foi et fermement selon ce qu’il a dû en disposer. En mémoire de ceci, d’un commun accord, nous avons fait munir cette présente charte de notre sceau. Fait l’an de grâce 1202. »

Cartulaire de l’église Notre-Dame de Paris, 2, p. 112, n°118.

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