Les foires de Champagne (1137)

Posté par sourcesmedievales le 5 avril 2008

concile.jpg« Je, Thibaud, comte de Blois, désire que soit porté à la connaissance de tous présents et à venir que je rends et concède à perpétuité aux hommes du vieux marché de Provins la foire de la Saint-Martin, de la tour de Girard le Sénéchal jusqu’à ma propre tour, comme elle existait anciennement, dans toute son extension et avec tous les gens de métiers qui s’y trouvent, à cette exception près que les hommes de Flandre et d’Arras avec toutes leurs marchandises seront logés dans la rue où habitaient Gobert, fils d’Augis et Burdin le Riche. Je le fais à condition d’avoir la moitié du prix de tous les logements et toutes autres coutumes et mes revenus comme je les avais dans le lieu d’où j’ôte cette foire. Cette concession est approuvée par la comtesse Mathilde, mon épouse, de la dot de qui Provins fait partie, et par Henri, mon fils. Et, afin qu’elle soit gardée perpétuellement sans modifications par moi, par la comtesse Mathilde, ma femme et par tous mes héritiers, je confirme cette charte au profit de ceux à qui je rends aujourd’hui cette foire et de leurs héritiers en y faisant apposer mon sceau, et la comtesse Mathilde la corrobore aussi du sien. Témoins [...].
Fait à Provins, l’an de l’Incarnation du Seigneur MCXXXVII, sous le règne de Louis, roi de France, qui a commencé à régner en cette année après la mort de son père, Henri occupant le siège archiépiscopal de Sens. »

Trad. Ch. De La Roncière, Ph. Contamine, R. Delort, M. Rouche (dir.), L’Europe au Moyen Âge, Paris, 1969, 2, p. 139-140.

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Philippe Auguste casse la commune de Laon (1190)

Posté par sourcesmedievales le 5 avril 2008

concile.jpg« Au nom de la sainte et indivise Trinité, Amen.
Philippe, par la grâce de Dieu roi de France. Nous faisons savoir à tous présents et à venir que par le conseil de nos évêques et de nos barons, devant la prière de l’évêque et de tout le chapitre de l’église Sainte-Marie de Laon et la demande de notre cher maître Michel, doyen de Meaux, et de celle de nos parents, nous cassons la commune de Laon, instituée contre le droit et la liberté de l’église Sainte-Marie de Laon, et nous invalidons toutes les chartes et tous les écrits instituant ou confirmant la commune, pour l’amour de Dieu et de la Sainte Vierge et par respect de notre pèlerinage à Jérusalem. Nous interdisons par notre autorité royale que quiconque ose vouloir jamais restaurer cette commune. Pour que ceci gagne en force perpétuelle, nous avons ordonné de munir cette lettre de l’autorité de notre sceau et du seing royal. Fait à Messine l’année de l’incarnation 1190, la douzième année de notre règne, présente au palais ceux dont les noms sont souscrits.

Seing du comte Thibaut, notre sénéchal. Seing de Guy, bouteiller. Seing de Mathieu, chambrier. Seing de Raoul, connétable. Donné la chancellerie étant vacante. »

Actes de Philippe Auguste, éd. H. F. Delaborde, E. Berger (dir.), I, p. 455 ; trad. G. Brunel, E. Lalou (dir.), Sources d’histoire médiévale, IXe – milieu du XIVe siècle, Paris, 1992, p. 393-394.

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