Le sacre de Philippe Ier (1059)

Posté par sourcesmedievales le 11 octobre 2008

xie.jpg« Le 10 des calendes de juin, Philippe a été consacré de la manière qui suit dans l’église cathédrale devant l’autel de Notre-Dame par Gervais, archevêque.
La messe avait commencé lorsque le seigneur-archevêque se tourna vers lui et lui exposa la foi catholique en lui demandant s’il y croyait et s’il voulait la défendre. Celui-ci donna son acquiescement ; on apporta alors sa profession et il le lut lui-même – il n’avait encore que sept ans – et la souscrivit.
Voici le texte de la profession : « Je, Philippe, qui par la miséricorde de Dieu serai bientôt roi de France, je promets devant Dieu et ses saints en ce jour de mon ordination de conserver à chacun de vous des églises qui vous sont confiées votre privilège canonique ainsi que les droits qui vous appartiennent et la justice qui vous est due. Avec l’aide de Dieu, je prendrai votre défense autant que je pourrai, ainsi qu’un roi a l’obligation de le faire à l’égard de tous les évêques et de toutes les églises commises à ses soins. Au peuple qui nous est confié, je promets aussi d’employer notre autorité à appliquer les lois pour la défense de leur droit. »
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Comment Robert devint Guiscard (ca 1048-1050)

Posté par sourcesmedievales le 11 octobre 2008

xie.jpg« Comment le Guiscard s’empara de Pierre de Tira, habitant de Bisignano, je ne dois pas le passer sous silence. Ce Pierre, citoyen de Bisignano, était très riche. Il l’emportait largement sur les autres par son conseil et par son courage, et il commandait à tous. Robert Guiscard et lui avaient coutume de se rencontrer souvent, comme à une cour de justice, au sujet des nombreux différends qui surgissaient entre leurs hommes. Guiscard le savait très riche d’argent et à la tête des hommes du castrum de Bisignano. Il se mit à calculer en esprit le moyen de s’emparer du castrum et de s’approprier l’argent que Pierre détenait. Il rumina longtemps la chose en lui-même et, finalement, il prit conseil des siens. Un jour, sans qu’aucun pacte ne fût intervenu entre eux, ils se rencontrèrent hors du castrum de Bisignano, dans la plaine où ils avaient coutume de s’entretenir. Le Guiscard, voyant la grande foule qui s’approchait avec Pierre dépêcha un émissaire et fit dire qu’il ne voulait pas étre mêlé à cette foule, de crainte de voir une rixe éclater avec eux au moindre prétexte. Une fois leurs compagnons respectifs retirés de chaque côté, eux deux se rencontreraient seuls, au milieu. Il avait toutefois mis les siens au courant de ce qu’il comptait faire, afin qu’ils lui portent rapidement secours en cas de nécessité. Pierre donna son accord aux propositions du Guiscard, mais il fut trop peu prévoyant pour lui-même. Il écarta au loin ses compagnons et lui-même se hâta d’aller au milieu du terrain, à la rencontre du Guiscard. Ils se plongèrent dans de longues discussions et palabres et, au moment de se lever pour partir, le Guiscard examina la grande taille et le poids de Pierre – il était particulièrement audacieux en tout, et il tentait des exploits d’une extrême audace. Il saisit Pierre par le milieu du corps, il fit ployer son cou et il entreprit de le traîner vers les siens.
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