La rupture entre Rome et Constantinople (1054)

Posté par sourcesmedievales le 18 avril 2008

xie.jpg« Humbert, par la Grâce de Dieu cardinal évêque de la Sainte Église romaine ; Pierre, archevêque d’Amalfi ; Frédéric, diacre et chancelier, à tous les fils de l’Église catholique.

Le Saint Siège apostolique romain, premier de tous les sièges, auquel, en sa qualité de chef, il appartient plus particulièrement de veiller sur toutes les églises, a daigné nous envoyer en mandataires dans cette ville impériale… ; nous devions venir voir, comme il était écrit, si les faits confirmaient la rumeur qui ne cessait de parvenir du Saint Siège ; ou bien, s’il n’en était rien, le constater. Aussi, sachent tout d’abord les très glorieux Empereurs, le clergé, le Sénat et le peuple de Constantinople, et toute l’église catholique, que nous éprouvons une vive joie dans le Seigneur pour y avoir trouvé le bien dans toute sa grandeur, mais que nous déplorons avec une extrême douleur d’y avoir trouvé le plus grand des maux. En effet, pour les colonnes de l’Empire et pour les citoyens sages et honorables, c’est une ville très chrétienne et orthodoxe. Mais, pour ce qui est de Michel, à qui l’on donne par abus le titre de patriarche, et des partisans de ses erreurs, ils répandent tous les jours dans la ville abondance de germes d’hérésie. En effet, comme les simoniaques, ils vendent le don de Dieu […] ; comme les nicolaïtes, ils autorisent et soutiennent le mariage des ministres du saint-autel […] ; comme les Pneumatomaques ou les Theumaques, ils ont supprimé du Symbole la procession du Saint Esprit du Fils ; comme les manichéens, ils déclarent, entre autres, que le pain fermenté est animé… ; et, se laissant pousser cheveux et barbe, ils refusent la communion à qui se coupe les cheveux et, selon les prescriptions de l’Église romaine, se rase la barbe.

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Les débuts des Patarins à Milan (ca 1056)

Posté par sourcesmedievales le 18 avril 2008

xie.jpg« Au temps dudit pontife romain, Gui causait la ruine de l’Église milanaise : illettré, concubinaire, c’était aussi un simoniaque sans vergogne. Au temps de ce Gui, deux clercs vivaient dans ladite cité : l’un, né d’une puissante lignée, s’appelait Landulf ; c’était un homme aimable et d’une très grande éloquence. L’autre avait nom Ariald, il tirait sa naissance d’une famille chevaleresque ; c’était dans les arts libéraux un homme de toute première compétence ; il reçut par la suite la couronne du martyre. Ces hommes donc qui fréquentaient assidûment les livres sacrés, en premier lieu ceux du bienheureux Ambroise, comprirent à quel point il est criminel de cacher le talent qu’on vous a confié. C’est pourquoi un beau jour, se recommandant à Dieu et au bienheureux chef des apôtres, ils adressèrent au peuple, forts de la grâce divine, la parole de la prédication. Et les voilà étalant devant le peuple les fraudes vénales de la simonie ; lui démontrant avec une clarté plus que lumineuse combien il est honteux pour des prêtres et des lévites concubinaires de célébrer les sacrements ; affirmant, sur le témoignage du bienheureux Ambroise, que le refus d’obéissance à l’Église de Rome est une hérésie.

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