Correspondances de l’évêque Gerbert d’Aurillac avec Otton (996-997)

Posté par sourcesmedievales le 13 avril 2008

ve.jpgLettre d’Otton III à Gerbert (Noël 996 – février 997)

« À Gerbert, le plus habile des maîtres et lauréat dans les trois parties de la philosophie, Otton, salut.

Nous voulons nous attacher la vénérable excellence de votre affection très chérie et nous adoptons la constante énergie d’un patron si éminent parce que l’élévation bien disciplinée de votre doctrine fut toujours à nos yeux une autorité considérable pour notre inexpérience. C’est pourquoi, sans détours, et pour utiliser avec vous le langage de la simple vérité, nous avons décidé de vous faire connaître dans cette lettre nos intentions formelles : nous ne sommes guère savant ni éduqué, aussi prions-nous votre haute compétence en écrits comme en paroles de nous prêter, outre son secours habituel dans les efforts que nous employons à nous corriger, le conseil de sa fidélité dans le service de l’État. Nous voulons que, sans craindre de faire violence à notre liberté, vous chassiez de nous la rudesse saxonne, mais surtout que vous révéliez la finesse hellénique qui est en nous, car s’il est un homme capable de l’éveiller, il trouvera en nous une étincelle du génie qui brille en Grèce. Aussi nous vous prions humblement de bien vouloir approcher de notre modeste foyer la flamme de votre intelligence et de cultiver en nous le vivace génie des Grecs, de nous enseigner le livre de l’arithmétique, afin qu’instruit par ces enseignements nous puissions comprendre quelque chose de la subtilité des anciens. Que votre paternité ne tarde pas de nous communiquer par lettre s’il vous plaît ou non d’agréer ce souhait. Portez-vous bien. »
 

Lire la suite… »

Publié dans Occident Xe s. | Pas de Commentaire »

Lettres de l’évêque Gerbert d’Aurillac (983-988)

Posté par sourcesmedievales le 13 avril 2008

ve.jpg7 juin 983

« À Airard, moine d’Aurillac,
Gerbert, autrefois écolâtre, à Airard salut.
Nous nous sommes rendus à tes demandes, de sorte que tu exécuteras nos affaires comme les tiennes propres. Le Pline doit être amendé, on recevra l’Eugraphius, les deux sont en train d’être écrits à Orbais et à Saint-Basle. Fais ce que nous te prions pour que nous exécutions ce que tu demandes. »

8 juin 983

« À Adalberon, archevêque de Reims.
Ce que j’ai fait à Mantoue pour vos affaires, je vous l’expliquerai mieux de vive voix que par l’écrit. J’ai oublié les clefs des coffres des livres que j’ai envoyés, à cause de l’habitude d’utiliser les serrures. Obtenez du seigneur Adson, abbé de Montierender, l’histoire de Jules César pour le faire recopier, afin que vous ayez ce que nous avons que vous puissiez espérer ce que nous avons trouvé : c’est-à-dire les 8 volumes de l’Astrologie de Boèce, les manuscrits très beaux des figures de l’arpentage et d’autres pas moins intéressants. Votre absence seule trouble nos nuits et nos jours. »

Lire la suite… »

Publié dans Occident Xe s. | Pas de Commentaire »

1...45678
 

lesjournalistes |
Carnet de voyage |
Espace d'un enseignant-appr... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | luna la lunatique dans la lune
| maman89
| *~~ Lili ~~*