Chartes clunisiennes (Xe siècle)

Posté par sourcesmedievales le 14 avril 2008

ve.jpgLes serfs

« Qu’il soit notifié à tous les fidèles de l’Eglise notre mère, tant présents que futurs, que moi Artaldus et ma femme, pour l’amour de Dieu tout puissant et pour le rachat de nos âmes et de celles de tous mes parents, nous faisons donation de ces jeunes serfs qui sont à nous, fils de Duranni et frères de Wilelmi, et de Raginerii, Magnalium et ses fils, eux-mêmes et tous ceux qui en sont nés ou vont naître, de sorte qu’ils ne rendent plus de servitude à aucun homme, mais seulement à Dieu et Saint-Pierre. Et pour que cette libération ou donation reste stable, nous la confirmons de nos mains propres et la faisons confirmer par les autres, Sceau d’Artaldi qui a fait la charte et l’a confirmée lui-même, d’Ugonis, de Walonis, d’Ugonis, de Wichardi. » (2220, cartulaire B).

« Que tous sachent que moi, Odolono, je donne à Jésus et Saint-Pierre un homme du nom de Daniel et sa femme Dominique (Dominicam ), leurs enfants et un « courtil », dans la villa Rufiaco, limité à l’Est par la voie publique et ailleurs par mes terres héréditaires; je vous le donne à mi-fruit à l’intérieur de ces limites, à condition que tant que je vivrai, le dit Daniel avec sa femme et son fils soient à notre usage, et qu’après notre décès les nôtres viennent à vous et vos successeurs au lieu de notre sépulture pour nos âmes. Sceaux d’Odolonis, Warnerii, Gomari, Tefredi. » (2137, cartulaire B).
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La fondation de l’abbaye de Cluny (909)

Posté par sourcesmedievales le 14 avril 2008

ve.jpg« Il est clair pour tous ceux qui ont un jugement sain que, si la Providence de Dieu veut qu’il y ait des hommes riches, c’est afin qu’en faisant un bon usage des biens qu’ils possèdent de façon transitoire ils méritent des récompenses qui dureront toujours. […] Pour accomplir ce projet, il n’est pas meilleur moyen ni de plus facile que d’observer la parole du Christ : « les pauvres je m’en ferai des amis », et donc d’aider par mes richesses une entreprise non pas éphémère mais durable des hommes qui ont fait profession monastique. C’est pourquoi sachent que tous ceux qui vivent dans l’unité de la foi et dans l’espérance de la miséricorde du Christ, ainsi que ceux qui viendront après eux jusqu’à la consommation des siècles, que, pour l’amour de Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, je donne de ma propre autorité des biens qui sont ma propriété aux apôtres Pierre et Paul : à savoir le domaine de Cluny situé sur la rivière de Grosne, avec sa cour, sa réserve et sa chapelle dédiée à Marie, la sainte mère de Dieu, et à saint Pierre, prince des apôtres, avec tout ce qui en dépend en fonds, chapelles, serfs de l’un et l’autre sexes, vignes, champs, près, bois, plans d’eau et cours d’eau, moulins, voies d’accès et de sortie, terres cultivées et incultes, le tout en intégralité. Ces biens, avec leurs limites connues, sont sis dans le comté de Mâcon et alentour.

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