Testament de la moniale Aurucia (15 août 991)

Posté par sourcesmedievales le 30 avril 2008

ve.jpgDocument proposé par Sandrine Victor (ater, université d’Albi)

« Au nom du Seigneur. Moi, Aurucia, consacrée à Dieu, gisant malade dans mon lit, j’espère en la miséricorde de Dieu, je crains que ma mort ne survienne subitement […]. C’est pourquoi j’ai ordonné que soit fait cet acte au sujet de toutes mes possessions, afin que tout ce que j’ai décidé ci- après, soit bien établi et ferme et le demeure à jamais.

En premier, je fais don à l’église Saint- Michel, qui est à Barcelone, d’une demie pensa d’argent. Et je fais don à la communauté de l’église Saint- Pierre de Barcelone du jardin qui a appartenu à Bonushomo et à Sensenada, et d’une demie pensada de pain et de vin pour la couverture de Saint- Saturnin. Et je mande que soit donnée à l’église de Sainte- Eulalie de Barcelone une demie pensa d’argent et la terre que je possède près d’Inforcados. Et je mande que soient données à Edelfred et à sa femme Sinnulo, les maisons et le courtil que je possède à Barcelone, de telle manière qu’ils fassent donner deux pensas pour mon âme. Je mande que soit aussi données audit Edelfred et à sa femme les terres et les vignes, les maisons et leurs courtils, les vergers avec leurs pommiers et le puits, les cuves et les tonneaux et tout ce que je possède près de Gavarra, intégralement.

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Une journée du moine bénédictin

Posté par sourcesmedievales le 14 avril 2008

ve.jpg« L’oisiveté est l’ennemie de l’âme, les frères doivent consacrer certaines heures au travail des mains et d’autres à la lecture des choses divines. C’est pourquoi nous croyons pouvoir régler l’une et l’autre de ces occupations de la manière suivante.

De Pâques jusqu’aux calendes d’octobre, les frères sortiront dès le matin pour s’employer aux travaux nécessaires, depuis la première heure du jour jusqu’à la quatrième environ ; depuis la quatrième jusqu’à la sixième, ils s’adonneront à la lecture.

Après la sixième heure, leur dîner fini, ils se reposeront sur leur lit dans un parfait silence. Si quelqu’un veut lire, il pourra le faire, pourvu qu’il n’incommode personne. On dira None plus tôt qu’à l’ordinaire, environ vers la huitième heure et demie. Après quoi, ils se mettront à l’ouvrage jusqu’à Vêpres.

Si les frères se trouvent obligés par la nécessité ou la pauvreté à travailler eux-mêmes aux récoltes, ils ne s’en affligeront pas, c’est alors qu’ils seront vraiment moines, lorsqu’ils vivront du travail de leurs mains, à l’exemple de nos Pères et des Apôtres. Que tout néanmoins se fasse avec modération, par égard pour les plus faibles.

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