Charlemagne à Jérusalem : le mythe (ca 800) 5/6

Posté par sourcesmedievales le 12 avril 2008

ve.jpgSelon l’Office d’Aix-la-Chapelle (fin XIIe s.)

Antiennes du premier nocturne

« Planté sur les bords des saintes eaux, Charles embaume d’une floraison printanière – Heureuse vision qui au roi a montré le roi ; les mérites d’une vie sans crime le mettent en harmonie avec le Christ – Venant dans les habits du pèlerin, il a remis à Constantin les deux royaumes, celui du Gentil et le sien. »

 

Réponse du troisième nocturne

« Ô, empereur d’heureuse mémoire, homme de vertu et plein de grâce, que l’oiseau console au désert d’une voix humaine ! il a passé en revue la Ville Sainte, il a réinstallé le Patriarche. Au milieu des innombrables dons de Constantin, il a choisi les supplices de la mort divine. – Réjouis-toi, pieuse mère d’église d’Aix, jubile d’avoir les suffrages d’un tel prince qui de sa royale munificence t’a enrichie et gratifiée de sa gloire. – Charles, glorieux confesseur du Christ, tuteur du droit et protecteur de la justice, écoute les prières de ceux qui crient vers toi et les vœux des tiens, afin qu’après les tribulations de cette vie nous jouissions avec toi d’une gloire éternelle. »

Éd. et commentaire par R. Folz, Étude sur le culte liturgique, Paris, 1990, p. 132-133.

Publié dans Occident IXe s. | Pas de Commentaire »

Charlemagne à Jérusalem : le mythe (ca 800) 2/6

Posté par sourcesmedievales le 12 avril 2008

ve.jpgSelon Éginhard

« Avec le roi de Perse Aaron, de qui dépendait presque tout l’Orient, sauf l’Inde, les rapports furent si cordiaux que celui-ci attachait plus de prix à ses bonnes grâces qu’à l’amitié de tous les rois et de tous les princes du reste du monde et n’avait d’attentions et de munificences que pour lui. Et Aaron le lui prouva bien lorsque, recevant ses représentants, qui étaient venus le saluer, après avoir été de la part de leur maître porter des offrandes au très saint Sépulcre de notre Seigneur et sauveur et sur les lieux de la résurrection, non content d’acquiescer à toutes les demandes qu’ils lui présentaient, il consentit à placer sous l’autorité de Charles ces lieux saints et rédempteurs et fit accompagner les envoyés francs sur le chemin du retour par une ambassade chargée pour leur souverain de présents considérables – tissus, aromates et autres richesses des pays d’orient – qui venaient s’ajouter à celui dont il l’avait déjà gratifié quelques années plus tôt en lui expédiant, pour répondre à son désir, l’unique éléphant dont il disposât alors. »

Éd. et trad. L. Halphen, Classiques de l’histoire de France au Moyen Âge, Paris, 1967 p. 46-49.

Publié dans Occident IXe s. | Pas de Commentaire »

1...56789...11
 

lesjournalistes |
Carnet de voyage |
Espace d'un enseignant-appr... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | luna la lunatique dans la lune
| maman89
| *~~ Lili ~~*