Le couronnement de Charlemagne selon les annales de Lorsch (800)

Posté par sourcesmedievales le 11 avril 2008

ve.jpg« […] Et parce qu’à cette époque, dans le pays des Grecs, le titre d’empereur n’était plus porté et qu’une femme chez eux tenait l’Empire, il parut et au successeur des Apôtres Léon et à tous les Saints Pères qui assistaient au Concile, ainsi qu’à tout le reste du peuple chrétien, que Charles, roi des Francs, devait recevoir le titre d’empereur, lui qui tenait Rome elle-même, où de tout temps les Césars avaient eu coutume de résider et qui tenait les autres résidences en Italie, en Gaule non moins qu’en Germanie. Car Dieu tout-puissant avait consenti à mettre en son pouvoir toutes ces résidences et il leur paraissait juste que, avec l’aide de Dieu et à la demande de tout le peuple chrétien, il ait lui aussi ce titre [d’empereur]. Leur demande, le roi Charles ne voulut pas la rejeter, mais se soumettant humblement à Dieu et à la demande des prêtres et de tout le peuple chrétien, à la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, il prit le titre d’empereur avec la consécration du seigneur pape Léon. »

MGH, Scriptores, I, éd. Pertz, 1826, p. 38 ; trad. Ch. De La Roncière, R. Delort, M. Rouche, L’Europe au Moyen Âge, Paris, I, p. 168.

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Le couronnement de Charlemagne selon le Liber pontificalis (800)

Posté par sourcesmedievales le 11 avril 2008

ve.jpg« […] Vint le jour de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ et ladite basilique du bienheureux apôtre Pierre les vit tous à nouveau réunis. Alors le vénérable et auguste Pontife, de ses propres mains, le couronna d’une très précieuse couronne. Alors l’ensemble des fidèles romains, voyant combien il avait défendu et aimé la Sainte Église romaine et son vicaire, poussèrent d’une voix unanime, par la volonté de Dieu et du bienheureux Pierre, porteur de la clé du royaume céleste, l’acclamation : « A Charles très pieux auguste, par Dieu couronné grand et pacifique empereur, vie et victoire ».

Ceci fut dit trois fois devant la Sainte confession du bienheureux apôtre Pierre, tout en invoquant plusieurs saints, et par tous il fut constitué empereur des Romains. De suite après, le très saint évêque et pontife oignit d’huile sainte le roi Charles, son très excellent fils, ce même jour de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ. »

Liber Pontificalis
, II, éd. et trad. par Mgr L. Duchesne, Paris, 1892, p. 8.

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