Les importations de l’Irak selon al-Djahiz (IXe siècle)

Posté par sourcesmedievales le 18 mai 2008

Al-Harîrî - (Maqâmât) Al-Wasîtî. Irak, 1237.« On importe de l’Inde : des tigres, des panthères, des éléphants, des peaux de panthère, des rubis, du santal blanc, de l’ébène, et des noix de coco..

On importe de la Chine : des scieries, de la soie, de la vaisselle, du papier, de l’encre, des paons, des chevaux bons coureurs, des selles, des feutres, de la cannelle, de la rhubarbe grecque sans mélange. On en importe des ustensiles d’or et d’argent […], des drogues, des étoffes brochées […] des esclaves de sexe féminin, des bibelots à images humaines, des serrures inviolables […], des ingénieurs hydrauliques, des experts agronomes, des marbriers et des eunuques […]. De la Berbérie et des confins du Maghreb : des panthères, des feuilles de salam (pour la tannerie), des feutres et des faucons noirs. Du Yémen : du collyre, des peaux tannées, des girafes, des cuirassés, des gemmes de couleur, de l’encens, des feuilles de Khitr (pour la teinturerie) et du curcuma. D’Égypte : des ânes trotteurs, des vêtements d’étoffe fine, du papyrus, du baume et, de ses mines, des topazes d’une qualité supérieure. De chez les Khazars : des esclaves de deux sexes, des cottes de maille, des casques […].

De Samarkand : du papier.De Balk et de sa région : des raisins doux, et des truffes ghauchana […].D’ispahan : du miel en rayons et du miel vierge, des coings, des poires « de Chine », des pommes, du sel, du safran, de la soude, du blanc de césure, du sulfure d’antimoine, des lits à plusieurs étages, des vêtements d’excellente qualité, et des sirops de fruits […]. »

Al-Djahiz, L’examen du commerce, trad. J. Sauvaget, Historiens arabes, 1946, p. 10-11.

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Les douanes d’Alexandrie par Ibn Djubayr

Posté par sourcesmedievales le 18 mai 2008

Al-Harîrî - (Maqâmât) Al-Wasîtî. Irak, 1237.« Nous étions restés trente jours à la surface des flots et nous débarquions le trente et unième ; car nous étions montés à bord le jeudi 29 du mois de chawwal et nous en descendions le samedi 29 du mois de dhû al-qa‘da, 26 de mars. – Louange à Dieu pour l’aisance et la facilité qui nous ont été accordées. Nous lui demandons de combler sa grâce envers nous en nous faisant atteindre le but de notre désir, puis en nous ramenant rapidement dans notre patrie, dans le bien et la paix. Car c’est lui qui en accorde la faveur ; point de dieu hors Lui ! – Nous descendons à Alexandrie dans un funduq, dit du Chaudronnier, proche de la Savonnerie.

Mois de dhou-l-hidjdja de ladite année (28 mars/25 avril 1183). – Il commença le dimanche, deuxième jour de notre arrivée. L’un des premiers faits dont nous fûmes témoins, ce jour-là même, fut que les agents de la douane, au nom du prince, montèrent dans le navire pour prendre note de toute la cargaison. On fit comparaître, un à un, tous les musulmans qui s’y trouvaient ; on inscrivit leur nom, leur signalement, et le nom de leur pays ; on interrogea chacun d’eux sur les marchandises et sur les espèces qu’il avait avec lui, afin de lui faire payer la zakâ sans s’inquiéter de savoir si le délai d’une année pleine s’était ou non écoulé sur elles, depuis qu’il les avait en sa possession. Or, ces gens pour la plupart, préoccupés seulement d’accomplir les rites du pèlerinage, n’avaient emporté avec eux que de quoi subvenir aux frais de leur voyage. Ils furent mis en demeure de payer la zakâ sur le tout, sans que personne s’informât dans si le délai d’un an était écoulé ou non.

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