L’agriculture en Andalus

Posté par sourcesmedievales le 12 mai 2008

Al-Harîrî - (Maqâmât) Al-Wasîtî. Irak, 1237.« Le district de Séville abonde en productions de toutes sortes, et il s’y trouve un vaste territoire planté d’oliviers qui l’embellissent : c’est l’Aljarafe, qui est verdoyant en tout temps […]. Il produit une huile excellente, que les bateaux exportent vers l’Orient ; la production est si abondante que, si on n’exportait pas cette huile, les habitants ne pourraient la garder ni en tirer le moindre prix […]. Sur son territoire, il y a beaucoup de miel très bon et beaucoup de figues excellentes […]. On y trouve aussi beaucoup de coton, que l’on exporte dans les pays et de l’autre côté de la mer. »

Al-Razi (andalou, 2e moitié du Xe siècle), trad. E. Lévi-Provençal, Al-Andalus, VIII, 1953, p. 93.

« On interrogea Ibn Rusd [grand cadi de Cordoue, mort en 1126, grand-père d’Averroès], au sujet des habitants d’un village, qui possèdent une canalisation dont ils utilisent l’eau pour irriguer leur terre, leurs vergers et jardins, chacun d’eux disposant d’une part déterminée d’eau. La canalisation traverse une terre appartenant au gouvernement et le terrain de l’un d’entre eux. Chacun d’eux dispose de sa part d’eau certains jours fixés, conformément aux usages de leurs pères et de leurs aïeux […]. Depuis une dizaine d’années, l’homme qui avait une partie de la canalisation sur le terrain […] construit un hammam […] et l’alimenta avec l’eau de la canalisation.

Puis il établit un moulin, ouvrant et modifiant la canalisation afin de l’alimenter, alors que cette canalisation n’était prévue par ses propriétaires que pour canaliser l’eau nécessaire à l’irrigation de leurs terres et de leurs vergers […]. »

Al-Wansharishi, Al-Miyâr, trad. P. Guichard-Lagardère, Madrid, 1990, p. 221.

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