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La retractatio du métropolite iconoclaste Basile d’Ancyre (787)

Posté par sourcesmedievales le 6 mai 2008

byzance.jpgLa retractatio du métropolite iconoclaste Basile d’Ancyre
au concile de Nicée II (787)


« […] et je demande pardon à votre Félicité assemblée par Dieu pour cette lenteur (à vous rejoindre) qui fut la mienne. Il fallait en effet que je ne retarde pas la confession de l’orthodoxie ; mais c’est le fait de mon extrême inculture, de ma paresse et de ma conscience obscurcie. De là vient que je demande plus encore à votre Félicité que le pardon me soit accordé par Dieu.

Je confesse et je crois en un Dieu le père, maître de toute chose (pantokratôr), et en un seigneur Jésus-Christ, son fils unique, et dans le saint esprit, maître et vivifiant, trinité consubstantielle et de dignité égale, vénérée et louée en une unique divinité, puissance et autorité. Et je confesse tout ce qui concerne l’économie de l’unicité de la trinité et de Jésus-Christ, notre Seigneur et dieu, comme les six saints conciles œcuméniques l’ont transmis, et, repoussant l’hérésie, j’anathématise tout bavardage hérétique comme ils l’ont anathématisé.

Demandant les intercessions (presbeia) de notre dame, l’immaculée et sainte Théotokos, des saintes puissances célestes et de tous les saints, acceptant avec un respect total leur saintes et respectables reliques, je les embrasse et me prosterne devant elles en marque de respect, ayant foi de participer grâce à elles à la sanctification. De même, les vénérables images de l’économie de notre seigneur Jésus Christ, tel qu’il fut homme pour notre salut, et de notre dame immaculée, la sainte Théotokos, et des anges semblables à Dieu et des sains apôtres, prophètes et martyrs et de tous les saints, je les embrasse et je leur rends la prosternation en marque de respect (kata timèn), repoussant et anathématisant de toute mon âme et de toute ma conscience le concile rassemblé par manque de discernement et nommé, par témérité, septième – mais par ceux qui pensent bien, appelé à bon droit et canoniquement pseudoconcile –, parce qu’il fut étranger à toute vérité et à toute piété, et qu’il aboya audacieusement et impudemment, et, oui vraiment, de façon athée, contre la législation ecclésiastique transmise par Dieu, et parce qu’il injuria les saintes et vénérables images et décida de les enlever des saintes églises de Dieu. […]

C’est pourquoi, en simplicité du cœur et en conscience droite, Dieu en témoignant pour moi, je fais les anathèmes suivants :
- aux accusateurs de chrétiens, c’est-à-dire aux iconoclastes, anathème
- à ceux qui rapportent aux vénérables images les mots de la divine écriture concernant les idoles, anathème
- à ceux qui n’embrassent pas les saintes et vénérables images, anathème
- à ceux qui disent que les chrétiens vont vers les images comme vers des dieux, anathème
- à ceux qui appellent idoles les images sacrées, anathème
- à ceux qui sont en pensée en communion avec ceux qui injurient et déshonorent les vénérables images, anathème
- à ceux qui disent que, outre le Christ notre Dieu, un autre nous a délivrés des idoles, anathème. […]« 

Mansi, t. 12, col. 1010. M.-F. Auzépy, M. Kaplan, B. Martin-Hisard, La chrétienté orientale du début du VIIe siècle au milieu du XIe siècle. Textes et documents, Paris, 1996, p. 62-63.

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