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Ce qu’il faut observer au couronnement d’un empereur

Posté par sourcesmedievales le 6 mai 2008

byzance.jpg« Tous arrivent avec leurs habits de parade. Tout le sénat, les dignitaires des scholes et des autres tagmes s’habillent et prennent d’avance les insignes pour escorter les souverains. Lorsque tout est prêt, l’empereur sort de l’Augusteus portant son scaramange et le sagion de pourpre, escorté du personnel de la chambre et s’en va jusqu’à l’Onopodion. A l’Onopodion a lieu la première réception des patrices. Le maître des cérémonies dit : « S’il vous plaît » et ils acclament : « Pour de nombreuses et bonnes années. » ils descendent jusqu’au grand Consistoire où les consuls et les autres membres du sénat forment consistoire. Les souverains se tiennent debout sous le baldaquin et tous les membres du sénat tombent à terre avec les patrices. Lorsqu’ils se sont relevés, les souverains font un signe au préposite et le silentiaire dit : « S’il vous plaît » et ils acclament : « Nombreuses et bonnes années. » ils s’en vont à l’Église par les Scholes, et les factions, en habit de parade, se tiennent à leur place en faisant seulement des signes de croix.

Lorsque l’empereur est entré à l’Horloge, on lève la portière ; il entre dans le mitatorion, revêt le divitision et le tzitzakion, met par-dessus le sagion et entre avec le patriarche. Il allume des cierges aux portes d’argent, pénètre dans la nef et s’en va sur la soléa ; il prie devant les saintes portes après avoir allumé des cierges et monte à l’ambon avec le patriarche. Le patriarche fait la prière sur la chlamyde et lorsqu’il a achevé la prière, le personnel de la chambre prend la chlamyde et en revêt le souverain. Ensuite, le patriarche fait la prière sur la couronne du souverain et, ayant achevé, le patriarche en personne prend la couronne et la place sur la tête du souverain. Aussitôt le peuple lance par trois fois l’acclamation : « Saint, Saint, Saint, Gloire à Dieu dans les hauteurs et paix sur la terre. » Puis : « Nombreuses années à un tel, grand empereur et autocrator » et la suite. Ceint de la couronne, il descend et s’en va dans le mitatorion, s’asseoit sur son fauteuil et les dignitaires entrent, tombant à terre et baisant ses deux genoux. Première entrée : les magistri ; deuxième entrée : les patrices et stratèges ; troisième entrée : les protospathaires ; quatrième : le (logothète) de l’armée, le (domestique) des excubites, le (domestique) des hicanates et celui des nouméri, les spathaires, membres du sénat et les consuls ; cinquième : les spathaires ; sixième : les écuyers ; septième : les comtes des scholes ; huitième : les candidats appartenant à la cavalerie ; neuvième : les scribones et les domestiques ; dixième : les secrétaires privés, les vestiteurs et les silentiaires ; onzième : les mandatores impériaux et les candidats appartenant à l’infanterie ; douzième : les comtes de l’arithmos, des hicanates, les tribuns, les comtes de la flotte.

Le préposite dit alors : « S’il vous plaît » et ils acclament disant le : « Pour de nombreuses et bonnes années ». Et ils s’en vont. Au moment du baiser de paix et à la communion, (on fait), comme c’est la coutume aux fêtes, et toutes les autres choses s’accomplissent comme c’est l’usage. »

Constantin VII Porphyrogénète, Le livre des cérémonies, ch. 47 (38), tr. A. Vogt, Paris, 1967, t. II, p. 1-4.

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