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La capitulation de Jérusalem rapportée par al-Tabari (638)

Posté par sourcesmedievales le 4 mai 2008

Al-Harîrî - (Maqâmât) Al-Wasîtî. Irak, 1237.La capitulation de Jérusalem [Aelia Capitolina] fut signée par Umar Ibn al-Khattâb pour les musulmans et par Sophronius, le patriarche jacobite de Jérusalem, pour les Chrétiens.

« Au nom d’Allâh, le bienfaiteur miséricordieux. Ceci est la sauvegarde accordée aux habitants d’Aelia par le serviteur de Dieu, Umar, commandeur des croyants. Il leur octroie la sauvegarde pour leurs personnes, leurs biens, leurs églises, leurs croix – que celles-ci soient en bon ou en mauvais état – et leur culte en général. Leurs églises ne seront ni affectées à l’habitation, ni détruites ; elles et leurs dépendances ne subiront aucun dommage et il en sera de même de leurs croix et de leurs biens. Aucune contrainte ne sera exercée contre eux en matière de religion et l’on ne nuira en personne d’entre eux. Aucun juif ne sera autorisé à habiter Aelia avec eux. Les habitants d’Aelia devront acquitter la djizya (1) de la même manière que les habitants des autres villes. Il leur appartient d’expulser de la cité les Rums et les larrons.

Ceux d’entre ces derniers qui sortiront auront un sauf-conduit. Ceux qui voudront rester y seront autorisés, à condition de payer la même djizya que les habitant d’Aelia. Ceux d’entre les habitants d’Aelia qui voudront partir avec les Rums, emporter leurs biens, délaisser leurs églises et leurs croix, auront également une sauvegarde pour eux, leurs églises et leurs croix. Les campagnards qui trouvaient dans la même ville avant le meurtre d’un tel pourront rester et payer la djizya au même titre que les habitants d’Aelia ou, s’ils le préfèrent, partir avec les Rums ou retourner dans leurs familles. Il ne sera rien perçu d’eux jusqu’à ce qu’ils aient récolté leur moisson.

Cet écrit est placé sous la garantie d’Allâh et la dhimma (2) du Prophète, des califes et des croyants, à condition que les habitants d’Aelia acquittent de la djizya qui leur incombe. Témoins Khâlid ibn al-Walid, Amr ibn al-Asî, Abd al-Rahmân ibn Awf. Mu’âwiya ibn Abî Sufyân, lequel a écrit ces présentes sur place en l’an 15. »
D’après al-Tabarî, extrait de A. Fattal, Le statut légal des non-musulmans en pays d’Islam, Beyrouth, 1995, p. 45-46.

(1) Djizya ou jizya : tribut imposé ou « compensation » des non-musulmans.
(2) Dhimma : contrat de protection et d’hospitalité.

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