Philippe Auguste casse la commune de Laon (1190)

Posté par sourcesmedievales le 5 avril 2008

concile.jpg« Au nom de la sainte et indivise Trinité, Amen.
Philippe, par la grâce de Dieu roi de France. Nous faisons savoir à tous présents et à venir que par le conseil de nos évêques et de nos barons, devant la prière de l’évêque et de tout le chapitre de l’église Sainte-Marie de Laon et la demande de notre cher maître Michel, doyen de Meaux, et de celle de nos parents, nous cassons la commune de Laon, instituée contre le droit et la liberté de l’église Sainte-Marie de Laon, et nous invalidons toutes les chartes et tous les écrits instituant ou confirmant la commune, pour l’amour de Dieu et de la Sainte Vierge et par respect de notre pèlerinage à Jérusalem. Nous interdisons par notre autorité royale que quiconque ose vouloir jamais restaurer cette commune. Pour que ceci gagne en force perpétuelle, nous avons ordonné de munir cette lettre de l’autorité de notre sceau et du seing royal. Fait à Messine l’année de l’incarnation 1190, la douzième année de notre règne, présente au palais ceux dont les noms sont souscrits.

Seing du comte Thibaut, notre sénéchal. Seing de Guy, bouteiller. Seing de Mathieu, chambrier. Seing de Raoul, connétable. Donné la chancellerie étant vacante. »

Actes de Philippe Auguste, éd. H. F. Delaborde, E. Berger (dir.), I, p. 455 ; trad. G. Brunel, E. Lalou (dir.), Sources d’histoire médiévale, IXe – milieu du XIVe siècle, Paris, 1992, p. 393-394.

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