La part de l’ombre (II) : artisans du pouvoir et arbitres des rapports sociaux

Posté par sourcesmedievales le 3 novembre 2011

limoges2411.jpgUne nouvelle journée d’étude sera organisée le 24 novembre 2011 par l’université de Limoges dans le cadre de La part de l’ombre. Ce 2e volet portera sur la place des intermédiaires dans la gestion des conflits (VIIe-XVe siècle). Cette journée se déroulera à la faculté des Lettres et Sciences Humaines de Limoges (39e, rue Camille Guérin, Limoges) dans l’amphithéâtre P. Pouthier, dès 10h00 précises.

Le programme de la journée est en fichier pdf ci-dessous.
Pour toute information : Jacques Péricard (jacques.pericard@unilim.fr)

programmelimoges2411.pdf

Publié dans Actualités | Pas de Commentaire »

Motion de la SHMESP concernant le projet de Maison de l’histoire de France

Posté par sourcesmedievales le 22 octobre 2011

La Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public (SHMESP) a tenu sa traditionnelle assemblée générale le 15 octobre dernier. Outre les habituels points de l’ordre du jour, la SHMESP s’est inquiétée du projet de la Maison de l’histoire de France. Une motion a été votée sur ce sujet, en voici l’intégralité :

Motion adoptée par la Société des historiens médiévistes de l’Enseignement supérieur public (SHMESP) concernant le projet de Maison de l’histoire de France lors de son assemblée générale du 15 octobre 2011.

L’assemblée générale de la Société des historiens médiévistes de l’Enseignement supérieur public (SHMESP) réunie le 15 octobre 2011 dénonce les menaces de déménagement d’une partie du fonds ancien des Archives Nationales que pourrait provoquer la réalisation du projet de Maison de l’histoire de France, ce qui porterait atteinte à leur intégrité. La Société considère qu’un tel déménagement aboutirait à rendre très difficile le travail des chercheurs et des usagers des Archives Nationales. L’assemblée générale dénonce également les attaques portées contre l’indépendance des conservateurs des Archives Nationales, telles qu’elles se sont produites ces derniers mois dans la perspective de la constitution de la Maison de l’histoire de France. Elle s’étonne enfin de la contradiction frappante entre l’effort affiché pour promouvoir officiellement l’histoire de France à travers la création annoncée de la Maison de l’histoire de France et le mouvement de réduction des heures d’enseignement de l’histoire dans les programmes du Secondaire comme l’illustre la suppression de l’histoire en Terminale S.

Publié dans Actualités | Pas de Commentaire »

La Cour du Prince Cour de France, cours d’Europe, XIIe-XVe siècle

Posté par sourcesmedievales le 11 octobre 2011

La cour princière est un thème privilégié par les historiens depuis quelques années car il fait se rencontrer histoire politique, histoire sociale et histoire culturelle. Cet ouvrage est le résultat d’un colloque tenu en 2008.

Dans ce renouvellement des recherches et des approches, la cour de France au Moyen Âge est restée le parent pauvre. Or, à partir du XIIIe siècle, s’y sont mis en place des structures, comme celle de l’hôtel avec ses offices, mais aussi un cérémonial et des rituels concernant aussi bien le baptême et les noces que les funérailles.Dans quelle mesure les solutions qui ont alors été adoptées ont-elles rencontré des échos dans les autres cours européennes ? Quelles ont été les adaptations que le modèle français a connues à mesure qu’il se diffusait, dans un jeu constant et complexe d’interactions ? Telles sont les principales questions auxquelles ce volume entend répondre. L’approche est globale, puisqu’elle envisage la cour successivement comme un organisme, comme une société et comme une référence culturelle. Sont ainsi examinés aussi bien les ordonnances de l’hôtel que les traités dénonçant la vie de cour, les rites de passages que les pratiques alimentaires, la mise en ordre par des cérémonials que les bâtiments et la vie artistique. Et ceci sur une longue durée, du XIIe siècle au premier Âge moderne, et dans une démarche résolument pluridisciplinaire, associant historiens, spécialistes de la littérature, archéologues et historiens d’art.

La Cour du Prince, Cour de France, cours d’Europe, XIIe-XVe siècle, sous la direction de Murielle Gaude-Ferragu, Bruno Laurioux et Jacques Paviot, No 13. 1 vol., 664 p., relié, 15,5 x 23,5 cm. 100,00 €

Publié dans Actualités, Bibliographie | Pas de Commentaire »

Le Salut par les armes. Noblesse et défense de l’orthodoxie

Posté par sourcesmedievales le 30 mars 2011

salutarmes.jpgLe Salut par les armes. Noblesse et défense de l’orthodoxie (XIIIe -- XVIIe siècle), éditions des Presses Universitaires de Rennes (parution 31 mars 2011), 20,00 €.

[extrait du 4e de couverture] Le cavalier armé de sa lance triomphe du dragon, mais le monstre de l’hérésie renaît sans cesse et le combat des nobles pour le salut peut paraître sans fin… La défense de l’ordre religieux par les armes est-elle, cependant, une constante de l’identité nobiliaire, comme le laisserait accroire la permanence du mythe de Saint Georges dans les représentations ? Le présent recueil, qui rassemble les contributions au colloque international tenu en décembre 2008 à l’université de Rennes 2, illustre la diversité des formes d’engagement des nobles pour la foi sur une période cruciale de l’histoire des mobilisations religieuses (XIIIe-XVIIe siècle) [...].

 Cet ouvrage a été (brillamment) dirigé par Ariane Boltanski et Franck Mercier.

Publié dans Actualités | Pas de Commentaire »

« Arriver » en ville : les migrants en milieu urbain au Moyen Âge…

Posté par sourcesmedievales le 13 février 2011

migrants.jpg[note d'intention] L’importance du phénomène migratoire dans le renouveau démographique des villes de l’Occident médiéval, à partir des XIe-XIIe siècles, est aujourd’hui un acquis solide de la recherche historique. Souvent étudiée à l’échelle de groupes sociaux envisagés dans leur globalité, ou bien à travers ses aspects juridiques et institutionnels, cette mobilité des populations, dont se nourrit l’essor urbain, gagnerait assurément à être interrogée à plus grande échelle, au niveau des individus amenés, pour des raisons diverses, à s’installer en ville.

C’est à cette tâche que le colloque organisé par le laboratoire junior VilMA aimerait participer, en interrogeant le rôle joué par cette migration à destination des villes, et au sein des villes, dans la construction du groupe social urbain et dans sa façon de vivre en ville, sinon de vivre la ville.

Le programme de ces journées (organisées notamment par le laboratoire junior VilMA et le CIHAM) en pdf :
colloquevilma24250211.pdf

Publié dans Actualités | Pas de Commentaire »

Anthroponymie et migrations dans la chrétienté médiévale

Posté par sourcesmedievales le 13 février 2011

anthro.jpgM. Bourin, P. Martinez Sopena (éd.) Anthroponymie et migrations dans la chrétienté médiévale, Collection de la Casa de Velázquez n°116, 2010, 434 pages, 35,00 €.

[4e de couverture] La mobilité géographique est d’une brûlante actualité. Ce volume a choisi un fil directeur pour l’aborder dans ses manifestations médiévales, celui du nom des migrants. Au-delà de l’étude des courants migratoires, de leurs directions et de leur intensité, il s’agit de déchiffrer, à travers les comportements onomastiques, les relations entre autochtones et nouveaux venus, et les modalités de l’intégration des étrangers. Cette approche implique une connaissance approfondie des caractéristiques anthroponymiques régionales. Selon des méthodes variées, des exemples divers sont ici examinés, choisis à travers toute la période, pris dans différentes régions, concernant des individus pauvres ou riches, tous venus de loin, autour d’une même question : qu’arrive-t-il au nom des migrants ?

Publié dans Actualités | Pas de Commentaire »

Être à table au Moyen Âge

Posté par sourcesmedievales le 16 janvier 2011

etratable.jpgLa Casa de Velàzquez annonce la publication de la somme de Nelly Labère, Être à table au Moyen Âge, Collection de la Casa de Velàzquez n°115, 298 pages, 24,00 euros.

« Si les historiens se sont intéressés depuis une trentaine d’années aux pratiques alimentaires du Moyen Âge, rares sont les travaux consacrés à la représentation de la nourriture dans la littérature médiévale de la péninsule Ibérique et de la France. L’histoire sociale de l’alimentation existe certes, mais l’histoire littéraire reste à inventer.Qu’elle oscille entre abondance ou privation, entre condamnation ou exaltation, entre esthétique romanesque ou discours politique, entre effet de liste ou effet de suture, la nourriture dans la littérature du Moyen Âge pose la question de l’oralité et du discours autour de la bouche conçue comme organe de communication et de consommation.Traités théoriques, livres de cuisine, ouvrages médicaux et textes littéraires témoignent de cet intérêt porté à la table du Moyen Âge, table réelle ou table imaginaire, associant à l’esthétique des mets la poétique des mots. À travers des études monographiques, comparatistes et linguistiques, ce volume tente d’en rendre compte dans un dialogue entre histoire de l’alimentation et études littéraires. » [4e de couverture].

Prochainement, un compte-rendu de ce livre que nous n’avons pas encore reçu. La présentation de la table des matières du livre se trouve ici, sur le site des publications de La Casa de Velàzquez.

Publié dans Actualités | Pas de Commentaire »

La RHE fait peau neuve…

Posté par sourcesmedievales le 22 décembre 2010

rhelouvain.jpgPour 2011, la RHE (Revue d’histoire ecclésiastique-Louvain Journal of Church History) fait peau neuve ! D’abord elle diversifie son offre d’abonnement, en proposant en particulier, outre la RHE imprimée, deux nouveaux produits : la RHE en ligne (articles et recensions) et la Bibliographie de la RHE en ligne (base de données cumulative). Voici les différentes formules d’abonnement à ces trois éléments:

1. RHE 2011 imprimée: 170 euros (TVA + frais de port inclus)
(via Cultura@cultura-net.com)
2. RHE 2011 en ligne (articles et recensions): 120 euros
(via brepolis@brepols.net; communiquer l’adresse IP si l’on est une institution)
3. RHE Bibliographie en ligne (base de données cumulative)
(contacter brepolis@brepols.net pour les prix)
1 + 2. RHE 2011 imprimée + RHE en ligne (articles et recensions): 215 euros
(via Cultura@cultura-net.com; communiquer l’adresse IP si l’on est une institution)
2 + 3. RHE 2011 en ligne (articles et recensions) + RHE Bibliographie en ligne
(contacter brepolis@brepols.net pour les prix).

Ensuite, la composition de la RHE sera simplifiée. Les tomes 1 et 3-4 seront entièrement consacrés à la partie rédactionnelle (articles, recensions, chronique), tandis que le tome 2 sera entièrement dédié à la bibliographie et aux mélanges à sujet bibliographique. Dans la ligne de l’internationalisation de la revue, l’usage des différentes langues sera élargi. Les articles pourront être écrits, non seulement en français, anglais et allemand, mais encore en italien et en espagnol. Il en ira de même des comptes rendus et des notices brèves.

informations transmises par Jean-Pierre Delville, directeur de la RHE.

Publié dans Actualités, Bibliographie | Pas de Commentaire »

Toussaint : de la fête des morts à la fête de tous les saints…

Posté par sourcesmedievales le 1 novembre 2010

actu.jpgGénéralement, on mélange le jour de la Toussaint et la fête des morts,  qui est le 2 novembre. Quelques explications autour de la fête de la Toussaint, installée au Moyen-Âge…

La première fête des morts et martyrs aurait été célébrée en Orient au IVe siècle. La date était le dimanche qui suit la Pentecôte à Édesse, et la date du 13 mai à Antioche. Cette dernière date se maintient jusqu’au VIIe siècle. En 609, la Toussaint, désignée comme la fête de tous les saints -- comme l’indique son nom -, est constituée en l’honneur de la Vierge et des saints martyrs, par le pontificat du pape Boniface IV (608-615). Cette année-là, le Panthéon de Rome, sur le Champ de Mars, jusqu’alors temple païen dédié à tous les dieux, (pantheion signifie « tous les dieux » en grec) est concédé à l’Église par l’empereur  byzantin Phocas (602-610) et consacré le 13 mai par Boniface IV à la Vierge et à tous les martyrs, sous le nom de Sancta Maria ad martyres. Il y fait d’ailleurs transporter de nombreuses dépouilles de martyrs conservées dans les catacombes romaines.

Au VIIIe siècle, lors de l’évangélisation de la Gaule par les moines irlandais, ces derniers se trouvent confrontés à une fête celtique païenne dite de Samhain (en irlandais veut dire « fin de l’été »). Dans le monde celte, la nuit du 31 octobre au 1er novembre était le début de la nouvelle année, fête de la divinité Samhain, début de l’hiver, et de la « saison sombre », mais également moment de communication et de passage entre les vivants et les morts, les esprits des trépassés pouvant revenir cette nuit-là dans leurs demeures terrestres et les vivants devant les accueillir. Ce passage avec le monde des morts pouvait aussi provoquer l’intrusion d’esprits maléfiques….

Pour résister à cette fête païenne, l’Église instaure à cette date une fête chrétienne. Sous le pontificat de Grégoire III (731-741), un autel à l’extrémité de la nef principale de la basilique Saint-Pierre de Rome était déjà dédié en l’honneur du Sauveur, de sa mère, des saints apôtres et de tous les saints martyrs et confesseurs. Les choses se précisent en 798. Lors du concile de Riesbach, l’archevêque Arno de Salzbourg dresse une liste des fêtes chômée, dont le 1er novembre, dite fête de tous les saints, placée à cette date en accord avec les sacramentaires de Saint-Martin de Tours et son abbé, un certain Alcuin qui tient cette fonction de 796 à 804. L’empereur Charlemagne  (800-814) aurait été alors sollicité pour instituer cette fête de tous les saints le 1er novembre, afin de gommer la fête païenne des morts.

C’est au tout début du IXe siècle qu’elle est officiellement transférée le 1er novembre et s’impose dans le calendrier de l’Église et dans l’Empire. Dans son martyrologe, Adon précise que la célébration de cette fête en Gaule est prescrite vers 835 par l’empereur Louis le Pieux (814-840), fils de Charlemagne, à la demande du pape Grégoire IV (827-844) qui aurait procédé le 1er novembre à une nouvelle dédicace de Sancta Maria ad martyres.

La fête de la Toussaint est attestée à Rome au Xe siècle, alors que le 13 avril -- initialement fête de tous les saints -- est supprimé par le pape Grégoire VII (1073-1085) selon Sicard de Crémone. Au XIIIe siècle, dans sa Légende dorée, le dominicain Jacques de Voragine (1228-1298) attribue quatre objets à cette fête : commémorer la consécration d’un certain temple, suppléer à des omissions, expier les péchés et faciliter l’accomplissement des voeux. L’octave -- durée de commémoration d’un fête -- de la Toussaint a été officiellement instituée par le pape Sixte IV (1471-1484). La Toussaint devient une « fête d’obligation » avec Pie X (1903-1914), célébration durant laquelle tout chrétien doit marquer ce moment par des observances particulières, comme assister à une messe.

Orientations bibliographiques :
L. Pietri, « Les origines de la Toussaint », Les quatre fleuves, Paris, 1988.
J.-L. Lemaître, « Toussaint », dans A. Vauchez (dir.), Dictionnaire encyclopédique du Moyen Âge, Cerf, 1997, tome 2, p. 1525-1526.

Publié dans Actualités | Pas de Commentaire »