Benard Desmoulin, désigné pour le nouvel espace d’accueil de Cluny

Posté par sourcesmedievales le 14 juillet 2014

BDesmoulinsBernard Desmoulin lauréat du concours pour la création d’un nouvel espace d’accueil

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication annonce le nom de
l’équipe d’architectes retenue pour la création d’un nouvel espace d’accueil permettant la mise en valeur des vestiges antiques du Musée de Cluny – musée national du Moyen Âge. Le mardi 8 juillet 2014 s’est réuni un jury présidé par le directeur général des Patrimoines Vincent Berjot et composé à parité de représentants du ministère de la Culture et de la Communication et d’architectes, auxquels se sont jointes trois personnalités qualifiées (dont un représentant de la Ville de Paris) avec voix consultative.

Cinq équipes d’architectes avaient été invitées à concourir :
- Bernard Desmoulin ;
- K-Architectures ;
- Architectures Adelfo Scaranello ;
- Francisco Mangado ;
- Philippe Prost.

Le jury a classé en premier le projet proposé par Bernard Desmoulin pour ses qualités architecturales et sa capacité à répondre aux besoins d’amélioration de l’accueil des publics et de la gestion des oeuvres, tout en assurant la visibilité et l’intégration du site dans l’espace urbain. Il a été sensible à la pertinence du projet tant du point de vue urbain, dans son adresse à la ville, que du point de vue architectural, dans son dialogue avec les éléments bâtis du musée et Hôtel de Cluny. Le lauréat assurera la construction d’un nouveau bâtiment sur la terrasse Boeswillwald (rue du Sommerard) pour l’ensemble des fonctions d’accueil du public et de régie des oeuvres et le réaménagement d’espaces existants en lien avec la nouvelle construction. L’ouverture de la nouvelle extension est prévue pour 2017. Témoignage unique de l’architecture des époques antique et médiévale, le Musée de Cluny est un ensemble patrimonial remarquable qui réunit des thermes galloromains et l’hôtel médiéval des abbés de Cluny. Il accueille plus de 300.000 visiteurs par an. Le ministère de la Culture et de la Communication a confié le mandat de maîtrise d’ouvrage de cette opération à l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture (Oppic).

Communiqué de presse du ministère de la Culture et de la Communication daté du 9 juillet 2014

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Agrégation d’histoire : gouverner en Islam entre le Xe et le XVe siècle

Posté par sourcesmedievales le 28 juin 2014

islamGouverner en Islam entre le Xe et le XVe siècle (Iraq jusqu’en 1258, Syrie, Hijaz, Yémen, Égypte, Maghreb et al-Andalus)

Argumentaire du Jury


Cette question porte sur la part du monde islamique issue du premier siècle des conquêtes et qui est restée attachée, tout au long ou pendant une large part de la période considérée, à la langue arabe du premier gouvernement impérial.

C’est pourquoi elle exclut l’Anatolie et les Balkans, l’Iran, l’Asie Centrale et le monde turcique, les Indes, l’Islam malais et l’Islam africain, tous espaces dont l’historiographie est par ailleurs plus difficile à mobiliser pour les candidats et les enseignants qui les préparent au concours.

Elle s’ouvre avec le moment où la proclamation de trois califats rivaux (à Bagdad, à Mahdiya, puis au Caire, et enfin à Cordoue après 929) le prive de son unité impériale, puis y renouvelle peu à peu, avec l’emprise croissante des « peuples nouveaux » (Turcs, Berbères), le fonctionnement des armées et de l’État. Elle se prolonge jusqu’aux bouleversements de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle : chute de Grenade (en 1492), chute du Caire aux mains des Ottomans (en 1517), émergence du chérifisme dans le Maghreb extrême.


L’intitulé met l’accent sur la culture politique de l’Islam. Tous les aspects de la pratique du gouvernement seront donc sollicités : légitimation des pouvoirs – puisque leur multiplicité les place désormais en constante position de rivalité ; ambitions universelles, conquêtes tribales et consolidations impériales ; constitution des armées, tribales, mercenaires ou serviles, conduite de la guerre, poids et distribution de la fiscalité; ethnicité des castes et des fonctions dans l’État ; titulature des princes, affirmation des califats, des sultanats, des pouvoirs délégués ; mise en place et en scène des souverainetés, sédentarité ou itinérance du pouvoir, sièges et repos de la puissance, villes capitales, palais ou citadelles, mausolées et nécropoles ; autorité et privilèges religieux des califats, pratiques orthodoxes, audaces hétérodoxes et dévotions soufies ; magnificence des objets, mécénat des édifices et des fondations pieuses, enrôlement des savants ; protection, exploitation ou persécution des communautés minoritaires, juives et chrétiennes.

Au total, la question se trouve en adéquation étroite avec l’esprit qui préside à l’enseignement de l’histoire des civilisations dans l’enseignement secondaire :
– elle souligne la profondeur des mutations historiques durant les six siècles étudiés, et invite à ne pas présenter la civilisation islamique comme un tableau sans profondeur temporelle – l’Islam a une histoire, ou plutôt est une histoire ;
– dans toute la mesure du possible, et sans jamais rien retirer aux singularités de l’histoire islamique, elle permet de mettre en valeur les formes impériales du gouvernement qu’on pourra rapprocher d’autres expériences politiques dans d’autres aires de civilisation.

Bibliographie de base (fichier pdf) : fichier pdf Biblio SHMESP Islam (version courte)

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